Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...
Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :
Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".
Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !
Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.
Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.
Il y a des problèmes qui n'existent pas, et des gens qui les résolvent quand même... Ray Foss en fait partie. Ce dernier a fait en sorte que sa Steam Controller flambant neuve rampe toute seule jusqu'à son chargeur, sans qu'il ait à lever le petit doigt. Et pour cela, il a codé son
Triton Auto-Charge Vision Tracker
qui tourne
entièrement dans le navigateur
et qui est utilisable par tous !
Le principe est bien tordu... Vous collez une webcam au-dessus de votre bureau, vous ouvrez la page, et vous cliquez sur trois points à l'écran : le palet de charge, l'avant de la manette, l'arrière. À partir de là, la vision par ordinateur suit la manette en temps réel pendant que le code pilote ses deux petits moteurs de vibration internes.
Petit rappel si vous aviez hiberné, Valve a ressorti sa
Steam Controller
en mai dernier, des années après avoir lâché la première. Elle se recharge sur un palet magnétique, et c'est pile poil cette dernière étape que Foss a automatisée. La Steam Controller, c'est aussi la manette dans laquelle Valve a
planqué un cri Wilhelm
, et visiblement elle attire les bidouilleurs.
En pulsant ces moteurs de façon asymétrique, autour de 70 Hz, la page fait littéralement ramper la manette sur le bureau et la réoriente petit à petit vers le palet. C'est le principe de ces
bristlebots
faits avec une brosse à dents et un moteur vibreur de téléphone, sauf qu'ici les moteurs étaient prévus pour faire vibrer la manette dans vos jeux, et surement pas pour la balader sur le bureau...
Pas d'install, pas de pilote à régler non plus, c'est la page qui se connecte directement à la manette via WebHID, la même techno qui permet déjà de
tester son matos gaming dans le navigateur
, à condition d'être sur Chrome ou Edge parce que Firefox et Safari boudent toujours cette API.
L'interface de l'outil, avec les points de repère à placer sur la manette et le palet.
Au passage, elle lit la batterie de la manette et vous affiche le pourcentage et même le voltage de la cellule, histoire de confirmer que le contact magnétique se fait bien.
Foss a aussi prévu un mode approche en douceur qui réduit de moitié la fréquence des vibrations quand la manette arrive tout près du palet, pour qu'elle se pose dedans au lieu de le percuter. Enfin, en théorie, parce qu'il prévient lui-même que l'amarrage n'est pas garanti.
La vraie limite du truc, c'est que le calage des points de repère reste assez pénible à faire.
Ça ne sert strictement à rien, mais c'est marrant. Le projet est en open source sur GitHub si vous voulez tenter le coup chez vous.
David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^
Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilités : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l'état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d'anticiper ce qu'il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté... Si c'est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c'est le second, ça donnera un 1. C'est la nature qui tranche, sans algorithme.
Pour rendre tout ça palpable, David a surtout branché sa machine sur une sorte de boule magique en ligne (les fameuses 8-ball). Vous tapez votre question existentielle du moment, l'appareil fait défiler ses bits quantiques en direct depuis sa cave bavaroise, et il vous sort LA réponse (non, c'est toujours pas 42).
Et comme l'expliquent certains experts de la physique quantique, chaque possibilité qui s'offre à vous, arrive forcément quelque part dans un univers parallèle, vous ne faites finalement que tomber sur le votre. Oui, je sais c'est barré.
L'Univers m'a dit que
Patreon
, c'était mal barré...
Pour repérer ses photons, il a fait de la récup et a chopé deux photomultiplicateurs Hamamatsu sur du vieux matériel de labo d'analyse de protéines parti à la benne. Ensuite, c'est piloté via une carte FPGA Red Pitaya qui a pour rôle de trier les signaux des millions de fois à la seconde. En ignorant au passage les affreux rayons cosmiques qui viendraient parasiter la mesure.
J'adore ces histoires de physique quantique. Puis ça bouge dans tous les sens en ce moment, entre
l'informatique quantique qui passe en open source
et les physiciens du CERN qui
fabriquent un qubit avec de l'antimatière
. Mais là, avec sa 8-ball directement branchée à l'univers, il n'a pas eu besoin d'un labo à plusieurs millions mais juste d'une LED, d'un miroir et de pas mal de débrouille.
Après pourquoi se donner tout ce mal alors que votre PC sait déjà cracher du hasard ?
Hé bien parce que JUSTEMENT, le hasard de nos ordis c'est l'arnaque. C'est basé sur un algo qui imite très bien le chaos, mais qui reste prévisible si on connaît son point de départ. Tout le défi, comme
le raconte David sur son blog
, ça a été de prouver que ces bits sont du vrai hasard quantique et pas juste les ratés de son détecteur qui jouent les imposteurs. Mais bonne nouvelle, sa machine a passé tous les tests statistiques de référence du NIST sur 1 milliard de bits. Donc je pense qu'il est bon, y'a pas de schéma prédictible caché dans sa machine.
Après si vous voulez vous en faire une pour prendre toutes les décisions importantes de votre vie, sachez quand même que c'est lent de fou. On est à 2300 bits par seconde et comme ça tourne dans le labo de David, ça peut parfois se retrouver hors ligne.
Mais peu importe, c'est génial comme idée je trouve ! Bravo à lui !
A Danish court ordered the state to compensate TDC NET after the removal of Huawei fiber-network equipment, raising questions about telecom security costs.
La
Steam Machine de Valve
vient à peine d'arriver dans les salons que le youtubeur ETA Prime l'a déjà éventrée sur son établi. Et je sais pas vous, mais moi j'ai bien envie de voir ça avant de lâcher les 1039 euros qu'elle va couter. Ce petit cube vient de sortir d'usine avec ses 16 Go de mémoire et un SSD de 512 Go ou 2 To, et la vraie question que tous les geeks se posent c'est ... roulements de tambour ... : Est-ce qu'on peut l'ouvrir et bidouiller dedans ?
ET BIEN OUI ! Et c'est même plus facile que ce que vous pensez !!!
Tout commence donc avec deux vis T8 à l'arrière (qui ne tombent pas, elles restent solidaires du châssis, c'est qualiiii) et quatre autres sous les pieds. La façade avant, elle, tient juste avec des aimants.
Un coup de
spudger
, on fait coulisser tout le bloc hors de sa coque en plastique, et là vous tombez sur un gros radiateur en aluminium avec ses caloducs en cuivre, une alimentation intégrée, et la carte mère prise en sandwich au milieu. C'est propre et ça permet d'éviter le gros bloc d'alim qui traine sous la TV.
Le slot M.2, les ports USB avant, le lecteur SD, les USB arrière et l'Ethernet sont montés sur des petites cartes filles reliées par des nappes, ce qui rend le tout très modulaire. Ainsi, si le connecteur USB vous lâche dans 2 ans, bah y'a juste qu'à remplacer le module concerné et basta !
Même le Wi-Fi et le Bluetooth, soudés sur la carte d'entrées-sorties avant, se changent en remplaçant ce seul bloc. Notez que le seul élément un peu fermé, c'est le ventilateur car il est custom, dessiné spécifiquement pour la machine, donc oubliez votre rêve de coller un Noctua à la place. Et pour accéder à la RAM, par contre, il faut sortir le ventilateur et son carénage, débrancher les antennes Wi-Fi, puis dégager le radiateur.
Bonne nouvelle aussi, y'aura pas besoin de refaire la pâte thermique puisque la carte mère se soulève d'un bloc pour libérer les deux emplacements SO-DIMM en dessous. Valve n'en utilise qu'un seul d'origine, avec une barrette de 16 Go en DDR5 à 5600 MT/s, en single channel. ETA Prime a viré ça pour deux barrettes Crucial de 32 Go, soit 64 Go au total.
Au reboot, SteamOS Holo lui a par contre affiché 62 Go de mémoire système (?). Et pour le stockage, le SSD d'origine est un format court
2230
, mais il y a la place pour un 2280 classique. Du coup notre Youtubeur y a mis un Kingston Fury Renegade de 4 To, cloné depuis le disque d'usine avec
Etcher
pour garder ses jeux et son compte.
La barrette SO-DIMM DDR5 d'origine, à côté des Crucial de 32 Go
Côté tripes, le menu système le confirme bien... La bête contient un AMD Custom CPU 1772 en architecture Zen 4, six cœurs et douze threads à 4,86 GHz, accompagné d'un GPU RDNA 3 (un Navi 33, pour les curieux) avec 8 Go de VRAM. Malheureusement (et là, vous allez chialer), ces 8 Go de mémoire vidéo sont soudés et donc non extensibles. Donc même avec 64 Go de RAM système, vous ne gagnerez quasiment rien en jeu, puisque c'est la VRAM qui fait le boulot graphique. C'est couillon...
Le menu système après upgrade : 62 Go de RAM, mais toujours 8 Go de VRAM
Cela signifie que vu les prix de la RAM en ce moment, ça ne vaut pas le coup de l'upgrader sur la Steam Machine. Les 16 Go d'origine suffisent largement pour la plupart des gens (Le prix de la mémoire était justement une des raisons pour lesquelles la Steam Machine coûte plus cher qu'une PS5 Pro, haha).
Pareil pour le SSD, payer un M.2 4 To, c'est se faire mal au portefeuille pour rien alors qu'un disque dur externe USB de 5 To coûte trois fois moins cher. Un peu plus lent au chargement, certes, mais c'est largement suffisant pour stocker votre ludothèque.
Mais je suis quand même content de voir que Valve a sorti une vraie machine ouverte, réparable avec un simple tournevis, là où la concurrence nous soude tout comme des déglingos et interdit le moindre accès.
Decrazyo vient de sortir
ANES
, un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.
Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.
Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.
En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.
Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.
Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait
pour la beauté du geste
.
Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.
Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la
scène homebrew NES
, 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de
tordre ce hardware
dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont
sur le GitHub de Decrazyo
, sous licence GPL, si vous voulez fouiller.
Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.
Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l'oubli, à mesure que le CD physique déclinait.
Pour situer l'objet, le tout premier disque commercial à exploiter le CD+G remonte à 1985, avec l'album Eat or Be Eaten de la troupe américaine Firesign Theatre, et depuis, la feature n'a jamais vraiment dépassé le stade du gadget réservé aux bornes de karaoké et quelques rares appareils.
Sauf que voilà, deux artistes, Aizysse Baga et Adelaide, ont décidé de le déterrer pour de bon en pressant un mini-CD baptisé Divacore qui embarque de vraies illustrations à côté de la musique.
Et elles ne se sont pas contentées du strict minimum. Pour caser des visuels à peu près corrects dans seulement 16 couleurs, elles ont misé sur le tramage, cette vieille astuce qui mélange des points de teintes différentes pour donner l'illusion de couleurs qui n'existent pas vraiment dans la palette proposée.
Il faut dire que la marge de manœuvre était franchement limitée, avec à peine 28,8 kilobits par seconde réservés aux graphismes, de quoi peindre l'écran par petites tuiles de 6 sur 12 pixels et pas grand-chose d'autre.
Le plus intéressant dans l'histoire, c'est qu'elles ont poussé le délire jusqu'au CD+EG, une variante étendue qui grimpe à 256 couleurs tout en restant compatible avec les anciens lecteurs, un format tellement confidentiel à l'époque qu'il n'a quasiment jamais été gravé sur un disque commercial et que presque aucun appareil ne savait l'afficher.
Le tout a été fabriqué avec un encodeur maison écrit en Python, de quoi générer les deux versions des images et les glisser proprement dans les fameux sous-codes du disque.
Du coup, si vous lisez Divacore sur une Sega Saturn par exemple, ou sur les très obscurs lecteurs Victor VS-G2 et VS-G3, vous voyez les illustrations en 256 couleurs dans toute leur splendeur. Sur une simple machine de karaoké ou une Amiga CD32, vous récupérez la version en 16 couleurs, et c'est déjà pas mal
Bref, ressusciter un format que même son époque avait snobé, juste pour le plaisir de le voir tourner sur une Saturn. Inutile, et franchement cool non ?
En 1981, Casio sortait le VL-1, un drôle d'objet vendu autour de 70 dollars, à mi-chemin entre la calculatrice de poche et le synthétiseur monophonique, avec un séquenceur de cent notes planqué dedans et un afficheur à huit caractères. Un jouet, en apparence. Sauf qu'il s'en est vendu près d'un million entre 1979 et 1984, ce qui pour un machin pareil reste assez dingue.
Vous l'avez déjà entendu, c'est sûr. C'est lui qui balance la rythmique du tube "Da Da Da" du groupe allemand Trio, en 1982, sur le preset Rock-1 et une voix piano d'un kitsch parfaitement assumé. De quoi lui offrir un statut culte malgré sa réputation de gadget pour enfants.
Le bidouilleur Max Vega, lui, a regardé cette vieille coque beige et a eu envie de lui greffer un cerveau de 2026. Il a viré toute l'électronique d'origine et glissé à la place un ESP32-C3, un microcontrôleur, autrement dit une petite puce programmable à quelques euros qu'on retrouve aujourd'hui dans la moitié des objets connectés.
Et ça change tout. Le VL-1 devient un ROMpler, un mot un peu barbare qui désigne juste un instrument capable de rejouer des sons enregistrés au lieu de les fabriquer péniblement de toutes pièces comme avant. Là où la synthèse d'origine, monophonique et riquiqui, ne sortait qu'une note à la fois, l'ESP32 va piocher ses échantillons sur une simple carte microSD et offre du coup une réserve de stockage quasi infinie pour empiler autant de banques de sons qu'on veut.
Le plus malin, c'est qu'il n'a touché à rien côté look. Le haut-parleur d'origine est resté, les boutons du clavier aussi, sauf qu'ils pilotent maintenant une interface affichée sur un petit écran OLED pour choisir l'instrument du moment. De l'extérieur, on a toujours le même jouet de 1981.
Comme la puce a de la marge sous le capot, Max Vega en a profité pour ajouter des modes qui plaquent des accords complets d'un seul doigt. L'original, lui, ramait déjà avec une seule note.
Au bout du compte, on récupère un petit instrument qui se glisse dans un sac à dos, qu'on dégaine n'importe où, mais avec enfin une palette sonore digne de ce nom à la place des bips d'origine. Le charme lo-fi du VL-1 est resté culte pendant quarante ans, sauf que voilà, à l'usage il était quand même pas mal limité.
Bref, trop bien, un vieux truc culte qu'on ne jette pas, qu'on réveille avec trois euros d'électronique.
Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le
GB-Link USB V2
qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.
Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web et vous pouvez retrouver un autre joueur et enfin échanger des Pokemon comme en 1999 ou vous mettre sur la gueule avec un Tetris, tout ça à distance.
C'est magique ! Sous la coque en plastique de l'appareil, on retrouve surtout un PCB maison monté sur une puce RP2040 (la même puce que dans le Raspberry Pico) et ça cause avec la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance, et même avec les
clones FPGA modernes
.
Côté jeux, ça va de Dr. Mario à Advance Wars en passant par tous les Pokémon de la première à la troisième génération.
Le firmware, le client web et le launcher sont tous open source et le GB-Link USB V2 en lui-même sera bientôt dispo dans un
crowdfunding
.
Si vous avez encore une Game Boy qui prend la poussière dans un tiroir, c'est peut-être donc le moment de lui offrir une seconde vie connectée !
If there ever was a golden age of cheap memory and storage, I'm sorry to tell you that it's over.
The 2TB NVMe SSD you bought early last year? It now costs three times what you paid. The 32GB kit of DDR5 RAM that was $90 last summer? It's now somewhere between $300 and $500, if you can find it for sale at all.
The worst part of this whole RAMpocalypse? No one really knows when it's going to end.
Why are memory and storages prices still going up?
Memory prices are sky high ... get it? (Image credit: Ben Wilson | Windows Central)
So what happened? AI happened. The way the world's memory market is set up relies on three major companies to supply everyone else with DRAM for consumer memory and storage.
Samsung, SK hynix, and Micron realized early on in the AI boom that they could make a whole lot more money by moving away from consumer memory and into high-bandwidth memory (HBM) that's used in AI datacenters.
Profit margins are enormous on the other side, and I really don't find it surprising that these massive corporations made the shift, as companies like Microsoft, Google, and Amazon have essentially offered blank checks to buy up as much memory as possible.
The fallout of these moves by the three big memory manufacturers, of course, is a strangulation of the consumer memory market. And this isn't a typical supply crunch like we've seen in the past that can be remedied by a new manufacturing plant coming online.
This time around, the memory crisis is a reallocation of the world's DRAM manufacturing capabilities, and there's no real end in sight.
I don't think RAM and SSD prices will drop anytime soon
My collection of old RAM and storage becomes more valuable by the day. (Image credit: Future)
I'm not expecting to see tech prices drop anytime soon, and you don't have to take my word for it.
Counterpoint Research confirmed in February that memory prices rose in Q1 2026 by 80% to 90% compared to Q4 2025. Late last year, Kingston noted that it had seen a 246% increase in NAND wafer pricing compared to the start of 2025, the steepest ever in the company's 29-year history.
In February 2026, Gartner released findings suggesting that, by the end of 2026, DRAM and SSD prices could surge by 130% compared to 2025, which could raise PC prices by 17%. I believe we're already seeing that estimation come into play, and this same study predicts that global PC shipments could fall by 10.4% this year.
By the end of 2026, DRAM and SSD prices could surge by 130% compared to 2025, which could raise PC prices by 17%.
It gets worse. Micron CEO Sanjay Mehrotra signaled earlier this year that the RAM crisis would continue beyond 2026. This week, Micron announced that most of its DRAM has been bought up via long-term contracts through 2030, and that there's almost certainly no end to the crisis.
SK hynix, another one of the three big DRAM players, stated in 2025 that its HBM, DRAM, and NAND manufacturing capacity is sold out through 2026.
Micron's Idaho fab won't be ready until the end of 2027. (Image credit: Getty Images | NurPhoto)
OK, I know that's a lot of numbers, but I'm trying to drive the point home: the RAM and SSD crisis isn't likely to end in 2026. It probably won't end in 2027, either. 2028 could be our lucky year, but that's relatively far into the future and harder to predict.
The problem is compounded by the fact that it takes a very long time to create new fabrication plants, not to mention the billions of dollars required to get the project going.
Samsung and SK hynix, meanwhile, are focusing on raising production in their existing plants, as new fabs won't be ready until the late 2020s.
Most of the analyst forecasts I've read rightfully point to some relief coming no earlier than late 2027, and I'm not talking about 2024-era prices. If those prices ever return, it will be at the end of a long, slow decline as the market levels out.
If memory prices drop, will PC prices also fall?
Surface prices went up recently, and not by a small margin. Will they come back down?
I certainly enjoy entertaining more conspiratorial ideas, and the one question that I don't think enough people are asking is about PC prices after memory and storage markets return to normalcy.
Will the laptops, PC components, consoles, tablets, and other affected tech products drop in price once RAM and storage markets return to normal?
If I'm being optimistic, then yes, I do believe that a correction in component costs would also lead to a correction in PC and console pricing.
If I'm being optimistic, then yes, I do believe that a correction in component costs would also lead to a correction in PC and console pricing. History suggests that this isn't out of the ordinary. There was a glut of memory and storage in 2023 and 2024, and I recall consumer prices did soften a bit.
However, I don't think 2026/2027/2028 is at all the same as years gone by. PC makers are expecting to see a major hit in worldwide PC shipments in 2026. As mentioned, Gartner predicts a 10.4% decline. IDC research points to an 11.3% decline.
The twist is that by raising prices for consumers, the PC market is still expected to grow by hundreds of billions of dollars in the coming years.
The new Dell XPS 13 showcased at Computex starts at $699 ($599 for students), and even that price might not stick around for too long.
This is what I find particularly frightening. If the volume of sales drops but profits keep growing, is there really any financial pressure that will make PC makers drop prices?
I don't think most PC makers will care that entry-level buyers are priced out of the market when enthusiasts and enterprise customers continue to shovel money their way. Why bother with discount laptops at thin margins?
I'm very glad I bought an RTX 5070 Ti when I did. (Image credit: Future)
I can reference the GPU price spikes from a few years ago during the crypto boom and pandemic shortages. GPU prices went up, the market leveled off, and GPU prices came back down. But they didn't go all the way back down, resetting at a higher baseline than before.
Consumers had become used to paying inflated GPU prices, and there was really no incentive to drop prices back to 2019 levels. I think the same logic applies to the PC market.
The Chinese wildcard could save us all
Will Chinese DRAM manufacturers save the global market? (Image credit: Getty Images | Anton Petrus)
Competition is likely the only thing that can save us, barring a collapse of the AI boom and a bursting of the market bubble.
Samsung, SK hynix, and Micron currently control about 90% of the world's DRAM production, which makes it painfully easy to coordinate pricing. I'm not saying it's explicit collusion, but it's certainly something.
Samsung, SK hynix, and Micron currently control about 90% of the world's DRAM production, which makes it painfully easy to coordinate pricing.
The best chance of breaking up this oligopoly comes from China. Companies like YMTC and CXMT have been steadily growing their share of the NAND market with newfound production and new fabs.
If these competitors can indeed scale up production and get their products out to international buyers, I don't see how that wouldn't disrupt the oligopoly. It's not exactly smooth sailing for China's manufacturers, though, as issues with exports, access to advanced equipment, and geopolitical concerns are all hurdles they must pass.
What does this mean for you and your next PC?
Rising prices are making a new PC a tough buy for a lot of people.
Gartner expects PC lifetime for regular consumers to increase by 20% by the end of this year. The cheap PC upgrade cycle has all but come to an end.
When new DRAM factories do come online, I expect them to serve AI customers first. Consumers will get the scraps, just like they are currently. Chinese DRAM makers might enter the international market and force prices to fall, but I doubt by enough to make a serious impact.
If you're waiting for the RAM crisis to be over before you buy your next device, I have some bad news. The most optimistic predictions put easing as early as late 2027 or 2028, while the most pessimistic push the dates into the 2030s.
Should you need a new PC now, I recommend buying one that will last for years to come. What some thought was a brief blip on the PC market's graph has some serious staying power. What it will look like, if it ever returns to normal, is anyone's guess.
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Collection of Corsair Vengeance RGB Pro memory box, several RAM modules, an XPG SSD, and a SK hynix M.2 drive on a dark wooden surface.
Collection of Corsair Vengeance RGB Pro memory box, several RAM modules, an XPG SSD, and a SK hynix M.2 drive on a dark wooden surface.