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Beam Universe Splitter - Le hasard quantique fait maison

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 05:36

David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^

Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilités : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l'état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d'anticiper ce qu'il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté... Si c'est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c'est le second, ça donnera un 1. C'est la nature qui tranche, sans algorithme.

Pour rendre tout ça palpable, David a surtout branché sa machine sur une sorte de boule magique en ligne (les fameuses 8-ball). Vous tapez votre question existentielle du moment, l'appareil fait défiler ses bits quantiques en direct depuis sa cave bavaroise, et il vous sort LA réponse (non, c'est toujours pas 42).

Et comme l'expliquent certains experts de la physique quantique, chaque possibilité qui s'offre à vous, arrive forcément quelque part dans un univers parallèle, vous ne faites finalement que tomber sur le votre. Oui, je sais c'est barré.

L'Univers m'a dit que Patreon , c'était mal barré...

Pour repérer ses photons, il a fait de la récup et a chopé deux photomultiplicateurs Hamamatsu sur du vieux matériel de labo d'analyse de protéines parti à la benne. Ensuite, c'est piloté via une carte FPGA Red Pitaya qui a pour rôle de trier les signaux des millions de fois à la seconde. En ignorant au passage les affreux rayons cosmiques qui viendraient parasiter la mesure.

J'adore ces histoires de physique quantique. Puis ça bouge dans tous les sens en ce moment, entre l'informatique quantique qui passe en open source et les physiciens du CERN qui fabriquent un qubit avec de l'antimatière . Mais là, avec sa 8-ball directement branchée à l'univers, il n'a pas eu besoin d'un labo à plusieurs millions mais juste d'une LED, d'un miroir et de pas mal de débrouille.

Après pourquoi se donner tout ce mal alors que votre PC sait déjà cracher du hasard ?

Hé bien parce que JUSTEMENT, le hasard de nos ordis c'est l'arnaque. C'est basé sur un algo qui imite très bien le chaos, mais qui reste prévisible si on connaît son point de départ. Tout le défi, comme le raconte David sur son blog , ça a été de prouver que ces bits sont du vrai hasard quantique et pas juste les ratés de son détecteur qui jouent les imposteurs. Mais bonne nouvelle, sa machine a passé tous les tests statistiques de référence du NIST sur 1 milliard de bits. Donc je pense qu'il est bon, y'a pas de schéma prédictible caché dans sa machine.

Après si vous voulez vous en faire une pour prendre toutes les décisions importantes de votre vie, sachez quand même que c'est lent de fou. On est à 2300 bits par seconde et comme ça tourne dans le labo de David, ça peut parfois se retrouver hors ligne.

Mais peu importe, c'est génial comme idée je trouve ! Bravo à lui !

Source

Dualite onde-particule : un YouTuber la teste avec un detecteur de fumee et un capteur a 350 euros

Par : Korben
7 avril 2026 à 11:40

Un vidéaste scientifique vient de reproduire des expériences de physique quantique depuis chez lui, avec un simple détecteur gamma portable et une capsule radioactive récupérée dans un vieux détecteur de fumée. Et les résultats sont plutôt convaincants.

De la physique quantique dans un garage

Huygens Optics, une chaîne YouTube spécialisée dans l'optique et la physique, s'est attaqué à une question qui occupe les physiciens depuis plus d'un siècle : la lumière est-elle une onde ou une particule ? Pour tenter d'y répondre, pas besoin d'un accélérateur de particules ou d'un labo à plusieurs millions d'euros.

Le vidéaste a utilisé un Radiacode 110, un petit détecteur de rayons gamma qui tient dans la main (67 grammes, connecté en Bluetooth à un smartphone), une capsule d'américium-241 extraite d'un détecteur de fumée hors service, un boîtier en plomb coulé maison et un Arduino pour mesurer les impulsions. Le tout pour quelques centaines d'euros.

Trois experiences, zero accelerateur

Première expérience : vérifier que les rayons gamma obéissent bien à la loi de l'inverse du carré. En mesurant le rayonnement à différentes distances de la source, c'est confirmé. Rien de surprenant, mais ça valide le protocole.

Deuxième test, plus costaud : analyser la corrélation temporelle entre deux détecteurs Radiacode placés côté à côté. Résultat, aucune corrélation dans les émissions de l'américium. Par contre, surprise, les deux capteurs ont détecté des corrélations dans le rayonnement cosmique de fond, ces gerbes de particules venues de l'espace qui traversent l'atmosphère en permanence. Un bonus inattendu.

La troisième expérience est la plus parlante. En envoyant des rayons gamma sur un bloc de graphite et en mesurant l'énergie du rayonnement diffusé à différents angles, Huygens Optics a reproduit l'effet Compton. Plus l'angle augmente, plus l'énergie du rayon diminue, exactement comme la théorie le prédit quand un photon percute un électron et lui cède une partie de son énergie.

Ce décalage en énergie est une preuve forte que la quantification n'est pas juste un artefact de la mesure : elle est bien intrinsèque au champ électromagnétique. La lumière se comporte comme des particules, même quand on la teste avec du matériel de bureau.

La science portable

Le Radiacode 110 n'est pas un jouet. Avec son cristal à scintillation de 14 mm de côté, il mesure l'énergie de chaque rayon gamma qui le traverse et peut construire un spectre énergétique en temps réel, le tout affiché sur une application smartphone via Bluetooth. Il coûte autour de 350 euros. C'est le genre d'outil qui, il y a vingt ans, aurait occupé une armoire entière dans un labo universitaire.

On est quand même face à un truc assez dingue : un type, chez lui, avec du matériel grand public, arrive à mettre en évidence un phénomène qui a valu un prix Nobel à Arthur Compton en 1927.

Bon, on ne va pas comparer ça à une publication dans Nature, les conditions restent artisanales et les marges d'erreur ne sont pas discutées en détail. Mais le fait qu'un détecteur portable à 350 euros permette de toucher du doigt la physique fondamentale, ça dit quelque chose sur la démocratisation des instruments scientifiques. 

Source : Hackaday

Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi

Par : Korben
24 mars 2026 à 16:45

La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer.

Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l'effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie.

Comment la dionée attrape ses proies

La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détectent le contact d'un insecte. Quand un poil est touché, il active des canaux à calcium dans les cellules de la plante.

Ce mouvement d'ions crée un potentiel d'action, un signal électrique qui se propage sur toute la surface de la mâchoire et qui déclenche la fermeture. Le tout en une fraction de seconde.

Ce qui se passe sous un faisceau de particules

Quand la plante a été exposée au faisceau ionisant de l'accélérateur, toutes ses mâchoires se sont fermées d'un coup. La radiation a provoqué exactement le même mouvement d'ions que celui déclenché par un insecte : les ions quittent les cellules, créent une pression osmotique, et paf, la mâchoire se referme.

Sauf que cette fois, pas besoin de mouche. Le faisceau de particules a activé le mécanisme sur l'ensemble de la plante en une seule fois.

La plante n'y a pas survécu

Le problème, c'est que la radiation ionisante ne s'est pas contentée de chatouiller les canaux ioniques. Elle a aussi détruit l'ADN des cellules de la dionée, ce qui a tué la plante. L'expérience ne peut donc pas être répétée sur le même spécimen.

Electron Impressions avait d'ailleurs déjà fait parler d'eux en créant des éclairs de Lichtenberg piégés dans du verre avec le même accélérateur.

C'est le genre d'expérience un peu absurde qui donne envie de regarder la vidéo en boucle. Voir une plante carnivore réagir à un faisceau de particules comme si c'était une mouche, c'est quand même assez inattendu.

Et puis il faut le dire, ça rappelle que la biologie et la physique ne sont pas si éloignées qu'on le croit. Dommage pour la plante en tous cas.

Source : NIH.gov

Quantum Echoes - Fini le bullshit, l'informatique quantique devient enfin vérifiable !

Par : Korben
23 octobre 2025 à 09:48

Pendant 30 ans, les experts en informatique quantique vous demandaient de les croire sur parole du genre “Mon ordi quantique est 13 000 fois plus rapides que ton PC Windows XP…”. Mais bon, ils sont rigolo car c’était impossible à vérifier ce genre de conneries… M’enfin ça c’était jusqu’à présent car Google vient d’annoncer Quantum Echoes , et on va enfin savoir grâce à ce truc, ce que l’informatique quantique a vraiment dans le ventre.

Depuis 2019 et la fameuse “suprématie quantique” de Google , on était en fait coincé dans un paradoxe de confiance assez drôle. Google nous disait “regardez, on a résolu un problème qui prendrait 10 milliards de milliards d’années à un supercalculateur”. Bon ok, j’veux bien les croire mais comment on vérifie ? Bah justement, on pouvait pas ! C’est un peu comme les promesses des gouvernements, ça n’engage que les gros teubés qui y croient ^^.

Heureusement grâce à Quantum Echoes, c’est la fin de cette ère du “Faites-nous confiance” car pour la première fois dans l’histoire de l’informatique quantique, un algorithme peut être vérifié de manière reproductible . Vous lancez le calcul sur la puce Willow de Google, vous obtenez un résultat. Vous relancez, vous obtenez le même. Votre pote avec un ordi quantique similaire lance le même truc, et il obtient le même résultat. Ça semble basique, mais pour le quantique, c’est incroyable !!

Willow, la puce quantique de Google

L’algorithme en question s’appelle OTOC (Out-Of-Time-Order Correlator), et il fonctionne comme un écho ultra-sophistiqué. Vous envoyez un signal dans le système quantique, vous perturbez un qubit, puis vous inversez précisément l’évolution du signal pour écouter l’écho qui revient. Cet écho quantique se fait également amplifier par interférence constructive, un phénomène où les ondes quantiques s’additionnent et deviennent plus fortes. Du coup, ça permet d’obtenir une mesure d’une précision hallucinante.

En partenariat avec l’Université de Californie à Berkeley, Google a testé ça sur deux molécules, une de 15 atomes et une autre de 28 atomes et les résultats obtenus sur leur ordinateur quantique correspondaient exactement à ceux de la RMN (Résonance Magnétique Nucléaire) traditionnelle. Sauf que Quantum Echoes va 13 000 fois plus vite qu’un supercalculateur classique pour ce type de calcul.

En gros, ce qui aurait pris 3 ans sur une machine classique prend 2 heures sur un Willow.

Cette vitesse, c’est impressionnant mais ce qui change la donne dans cette annonce, c’est cette notion de vérifiabilité ! Bref, c’est fini le bullshit, maintenant la structure de systèmes quantiques (des molécules aux aimants en passant par les trous noirs) sera vérifiable et comparable.

Et les applications concrètes sont déjà plutôt bien identifiées : Découverte de médicaments, pour comprendre comment les molécules se lient à leurs cibles, la science des matériaux, pour caractériser la structure moléculaire de nouveaux polymères ou les composants de batteries, la fusion nucléaire…etc tout ce qui nécessite de modéliser des phénomènes quantiques avec une précision extrême !

Google compare ça à un “quantum-scope”, capable de mesurer des phénomènes naturels auparavant inobservables un peu comme l’ont été le télescope et le microscope qui nous ont donné accès à de nouveaux mondes invisibles. Le Quantum Echoes nous donne un accès ce monde quantique sauf que cette fois, on pourra vérifier que la réalité est identique à celle annoncée par les scientifiques.

Source

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