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Communautés tech toxiques, faudrait en parler à un moment

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 14:16

Y'a un truc dont on parle pas assez dans le milieu tech je trouve, et pourtant tout le monde le constate : Une grande partie des communautés autour du logiciel libre, de Linux, du dev...etc sont devenues des endroits franchement hostiles. Des clubs fermés, peuplés quasi exclusivement de mecs, qui passent leur temps à expliquer aux autres qu'ils sont de gros nuls, qu'ils posent des questions de noobs, ou encore qu'ils ne tapent pas sur leur clavier comme il faut et j'en passe... Oui je parle bien entre autres du fameux barbu Linux qui vous toise parce que vous utilisez Ubuntu et pas Arch que vous avez compilé à la main.

Et le pire, c'est que tout ça est documenté et chiffré, et même reconnu par les pontes du milieu eux-mêmes ! Vous allez voir...

Prenez Linus Torvalds par exemple. C'est le créateur de Linux et pendant des années, il a insulté publiquement des développeurs sur la mailing list du kernel, leur balançant que leur code était une honte et compagnie. En septembre 2018, il a toutefois fini par mettre les choses à plat dans un mail d'excuses où il écrit noir sur blanc que ses attaques étaient "non professionnelles et injustifiées", et qu'il voulait s'excuser auprès des gens que son comportement avait blessés et je cite, "possiblement complètement chassés du développement du kernel". Il a même pris une pause pour aller se faire aider à comprendre ses émotions. Si même le mec au sommet de la pyramide reconnaît qu'il a fait fuir des contributeurs à coups de mépris, vous imaginez un peu l'ambiance qui grouille en dessous...

D'ailleurs, trois ans plus tôt, en 2015, une développeuse majeure du kernel avait déjà claqué la porte. Sarah Sharp, celle qui maintenait le pilote USB 3.0, était pourtant loin d'être une débutante. Dans son billet Closing a door , elle explique notamment qu'elle n'arrive plus à contribuer à une communauté où elle était respectée pour ses compétences mais jamais respectée en tant que personne.

Violence verbale, blagues sexistes et homophobes, voilà tout ce qu'elle subissait. Et en 2015, malheureusement, elle criait vraiment dans le désert. Personne ne l'a écouté et il aura fallu attendre 2018 et les excuses de M. Torvalds pour capter qu'il y avait un sérieux problème.

Je vous ai dit aussi que j'avais des chiffres, alors les voilà... En 2017, une étude publiée dans PeerJ a analysé plus de 3 millions de pull requests sur GitHub et le résultat bien que fascinant m'a déprimé. Le code proposé par des femmes est accepté à un taux plus élevé que celui des hommes, environ 79% contre 75%. SAUF quand leur genre est identifiable. Cela veut dire que quand on sait que c'est une femme, on accepte moins son code, alors même qu'en moyenne il est meilleur. Affreux non ?

La même année, l'enquête Open Source Survey de GitHub plantait également le décor en annonçant qu'il y avait environ 95% d'hommes, 3% de femmes et 1% non binaire parmi les contributeurs (le 1% restant c'est l'arrondi, btw). Et tristement, les femmes rapportaient bien plus souvent du langage qui les mettait mal à l'aise, et des remarques stéréotypées ("Pas mal pour une femme !", "T'es blonde ou quoi ?", ce genre de saloperies sexistes).

Voilà où en est la belle méritocratie du logiciel libre !

Et du côté de l'entraide soi-disant légendaire, c'est pas plus glorieux. Stack Overflow, le site où des millions de devs vont chercher de l'aide tous les jours, a carrément publié en 2018 un mea culpa officiel . Leur responsable "culture" y écrit que trop de gens vivent Stack Overflow comme un endroit hostile ou élitiste, en particulier les codeurs débutants, les femmes et les personnes de couleur.

Le vrai problème, selon lui, ce n'est pas la communauté, c'est qu'on a appris aux utilisateurs à dire aux autres ce qu'ils font de travers sans jamais leur apprendre à le faire correctement. C'est ce bon vieux RTFM de connard balancé à la gueule des débutants qui après n'osent plus poser de question.

Et tout ça, ça coûte cher, figurez-vous. Oui, oui, la Tech Leavers Study du Kapor Center , en 2017, a chiffré à 16 milliards de dollars par an le coût du turnover provoqué par une culture de travail injuste dans la tech. Les femmes, les minorités, les gens qui ne rentrent pas dans le moule, bah ils se barrent. Une autre enquête, Elephant in the Valley , montrait même que 60% des femmes de la Silicon Valley qui avaient +10 ans d'expérience avaient subi des avances sexuelles non désirées.

Bon, maintenant je vais quand même vous parler de moi, parce que tout ça, je le constate aussi depuis vingt ans.

Pour ma part, si je me suis retiré des réseaux sociaux, et je parle même des réseaux plus barbus, les Mastodon et compagnie censés être plus sains, c'est à cause de ça. Cette hostilité permanente, ce besoin maladif de certains de vous expliquer pourquoi vous avez tort, pourquoi votre choix technique est nul, pourquoi vous n'êtes pas un "vrai". Et si j'ai fermé mes commentaires il y a des années, c'est exactement pour la même raison. Pas parce que je ne voulais plus discuter avec vous, mais parce que je ne voulais plus servir de défouloir à une poignée de types qui confondent intelligence et agressivité.

Sachez que sur cette planète, 100% des problèmes que j'ai eus (et que j'ai encore) dans ma vie perso comme dans ma vie pro, ont été causés par des hommes. Pas 90%. 100% ! Et à chaque fois que quelqu'un m'a défendu, m'a tendu la main, m'a aidé quand j'étais au sol, c'était dans 80% des cas des femmes. Alors je le dis tout simplement, merci à elles, vraiment, du fond du cœur.

Donc voilà, messieurs les toxiques de la tech, sachez-le, je vous évite du mieux que je peux, parce que vous n'êtes pas les personnes ouvertes et sympathiques que vous pensez être. J'ai toujours refusé de rentrer dans vos cases et je pense que pour votre bien et celui du Monde en général, ce serait chouette à un moment d'arrêter de vous comporter en boy's club de connards, et surtout arrêter de croire que la tech vous appartient et que tous ceux qui ne pensent pas comme vous méritent de se faire détruire en place publique.

Et aux femmes, aux noobs, aux curieux, et à tous ceux qui ne sont pas ces clones qui se marrent à chaque blague sexiste, sachez que la tech, elle est à tout le monde.

Elle l'a toujours été d'ailleurs.

Franchement, je vous le dis, moi je trouve ça triste parce que ce milieu, moi je l'aime, j'y suis depuis le tout début, probablement bien avant eux et le voir se transformer en cour de récré pour mecs aigris incapables de gérer leurs émotions, et voir surtout que ça empire d'année en année, bah ça me fout le cafard.

Ah et si mon article vous a donné la rage et que vous voulez me casser la gueule, c'est probablement parce que vous vous êtes bien bien reconnu en 4K UHD Dolby Atmos avec les sous-titres et que vous venez de comprendre que vous n'êtes pas ce gars altruiste que vous pensez être... Déso / pas déso 😘 hein.

Un disque ressuscite le CD+G, ce format graphique oublié des CD audio

26 juin 2026 à 08:28

Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.

Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l'oubli, à mesure que le CD physique déclinait.

Pour situer l'objet, le tout premier disque commercial à exploiter le CD+G remonte à 1985, avec l'album Eat or Be Eaten de la troupe américaine Firesign Theatre, et depuis, la feature n'a jamais vraiment dépassé le stade du gadget réservé aux bornes de karaoké et quelques rares appareils.

Sauf que voilà, deux artistes, Aizysse Baga et Adelaide, ont décidé de le déterrer pour de bon en pressant un mini-CD baptisé Divacore qui embarque de vraies illustrations à côté de la musique.

Et elles ne se sont pas contentées du strict minimum. Pour caser des visuels à peu près corrects dans seulement 16 couleurs, elles ont misé sur le tramage, cette vieille astuce qui mélange des points de teintes différentes pour donner l'illusion de couleurs qui n'existent pas vraiment dans la palette proposée.

Il faut dire que la marge de manœuvre était franchement limitée, avec à peine 28,8 kilobits par seconde réservés aux graphismes, de quoi peindre l'écran par petites tuiles de 6 sur 12 pixels et pas grand-chose d'autre.

Le plus intéressant dans l'histoire, c'est qu'elles ont poussé le délire jusqu'au CD+EG, une variante étendue qui grimpe à 256 couleurs tout en restant compatible avec les anciens lecteurs, un format tellement confidentiel à l'époque qu'il n'a quasiment jamais été gravé sur un disque commercial et que presque aucun appareil ne savait l'afficher.

Le tout a été fabriqué avec un encodeur maison écrit en Python, de quoi générer les deux versions des images et les glisser proprement dans les fameux sous-codes du disque.

Du coup, si vous lisez Divacore sur une Sega Saturn par exemple, ou sur les très obscurs lecteurs Victor VS-G2 et VS-G3, vous voyez les illustrations en 256 couleurs dans toute leur splendeur. Sur une simple machine de karaoké ou une Amiga CD32, vous récupérez la version en 16 couleurs, et c'est déjà pas mal

Bref, ressusciter un format que même son époque avait snobé, juste pour le plaisir de le voir tourner sur une Saturn. Inutile, et franchement cool non ?

Source : Hackaday

Le Casio VL-1 de 1981 modernisée pour quelques euros

26 juin 2026 à 07:33

En 1981, Casio sortait le VL-1, un drôle d'objet vendu autour de 70 dollars, à mi-chemin entre la calculatrice de poche et le synthétiseur monophonique, avec un séquenceur de cent notes planqué dedans et un afficheur à huit caractères. Un jouet, en apparence. Sauf qu'il s'en est vendu près d'un million entre 1979 et 1984, ce qui pour un machin pareil reste assez dingue.

Vous l'avez déjà entendu, c'est sûr. C'est lui qui balance la rythmique du tube "Da Da Da" du groupe allemand Trio, en 1982, sur le preset Rock-1 et une voix piano d'un kitsch parfaitement assumé. De quoi lui offrir un statut culte malgré sa réputation de gadget pour enfants.

Le bidouilleur Max Vega, lui, a regardé cette vieille coque beige et a eu envie de lui greffer un cerveau de 2026. Il a viré toute l'électronique d'origine et glissé à la place un ESP32-C3, un microcontrôleur, autrement dit une petite puce programmable à quelques euros qu'on retrouve aujourd'hui dans la moitié des objets connectés.

Et ça change tout. Le VL-1 devient un ROMpler, un mot un peu barbare qui désigne juste un instrument capable de rejouer des sons enregistrés au lieu de les fabriquer péniblement de toutes pièces comme avant. Là où la synthèse d'origine, monophonique et riquiqui, ne sortait qu'une note à la fois, l'ESP32 va piocher ses échantillons sur une simple carte microSD et offre du coup une réserve de stockage quasi infinie pour empiler autant de banques de sons qu'on veut.

Le plus malin, c'est qu'il n'a touché à rien côté look. Le haut-parleur d'origine est resté, les boutons du clavier aussi, sauf qu'ils pilotent maintenant une interface affichée sur un petit écran OLED pour choisir l'instrument du moment. De l'extérieur, on a toujours le même jouet de 1981.

Comme la puce a de la marge sous le capot, Max Vega en a profité pour ajouter des modes qui plaquent des accords complets d'un seul doigt. L'original, lui, ramait déjà avec une seule note.

Au bout du compte, on récupère un petit instrument qui se glisse dans un sac à dos, qu'on dégaine n'importe où, mais avec enfin une palette sonore digne de ce nom à la place des bips d'origine. Le charme lo-fi du VL-1 est resté culte pendant quarante ans, sauf que voilà, à l'usage il était quand même pas mal limité.

Bref, trop bien, un vieux truc culte qu'on ne jette pas, qu'on réveille avec trois euros d'électronique.

Source : Hackaday

GeoFS - Le simulateur de vol gratuit qui tourne dans le navigateur

Par : Korben ✨
16 juin 2026 à 08:30

Vous avez aimé le simulateur de vol planqué dans la version web de Google Earth ? Alors GeoFS risque de vous scotcher pour de bon !

GeoFS, c'est un simulateur de vol entièrement gratuit développé par le Français Xavier Tassin, qui tourne directement dans votre navigateur. Vous ouvrez geo-fs.com , vous choisissez votre zinc parmi une trentaine d'appareils, et vous voilà en l'air au-dessus de n'importe quel point du globe.

Tout se pilote au clavier et à la souris, donc pas besoin de sortir le joystick pour commencer et surtout, l'imagerie est satellite et mondiale, du coup vous pouvez survoler votre quartier et reconnaître votre maison sans problème.

GeoFS est né en 2010 sous le nom de GE Flight Simulator (GE comme Google Earth, oui oui), et à l'époque il tournait carrément sur le plugin de Google Earth. Quand Google a buté son plugin, Xavier Tassin a alors tout rebasculé sur Cesium . Ce jeu comporte +40 000 pistes référencées, du trafic aérien réel récupéré via les données ADS-B de vrais avions, de la météo en temps réel (METAR) et même de la navigation radio aux instruments (VOR, NDB, GPS). Bref, c'est du solide !

Mais le plus chouette, c'est qu'on peut jouer soit finement comme un vrai pro, soit en mode pépère. En effet, en activant le pilote automatique, vous n'avez besoin d'aucune connaissance en pilotage, et vous pouvez juste regarder le paysage défiler sous vos ailes. Et vous pouvez carrément troquer l'avion contre une montgolfière où là, une seule commande suffit pour allumer ou couper le brûleur, et ainsi vous laisser porter par les vents. Comme me l'a joliment écrit Claude, le lecteur qui m'a soufflé GeoFS (merci !!!), c'est "une très bonne surprise pour qui voler c'est avant tout visiter le monde vu du ciel".

Du coup OUI, c'est nettement plus abouti que le simulateur planqué dans Google Earth, qui à côté fait un peu gadget. Maintenant, si vous cherchez du pilotage pointu, genre révision de brevet avec checklist et tout le bazar, il faudra plutôt vous tourner vers FlightGear ou X-Plane, mais là c'est réservé aux passionnés, avec PC musclé, joystick et palonnier à la clé.

Mais pour 90% d'entre nous qui ne sommes pas pilotes, GeoFS suffira largement à se faire plaisir. Et si vous préférez faire le gros bourrin, je vous rappelle que le Web Flight Simulator et son F-15 vous attend aussi dans le navigateur.

Bref, le tout est gratuit, avec une imagerie standard à 10 mètres par pixel ce qui est déjà très correct. Et si vous voulez du détail fin pour repérer chaque clocher en vol à vue, l'option HD passe par l'imagerie Bing haute résolution pour une dizaine d'euros par an, avec une journée d'essai offerte pour vous faire une idée.

Moi à Bora-Bora

A vous maintenant d'aller sur geo-fs.com (ou sur la nouvelle beta ici ), de monter à 2000 pieds et allez reconnaître votre toit. Merci à Claude pour le tuyau et son chouette carnet de vol maison qu'il m'a envoyé !

Le Fisher Price Pixter ressuscité

12 mai 2026 à 14:34

Le Fisher Price Pixter, ce jouet éducatif à écran tactile que Mattel vendait entre 2000 et 2002, vient de se faire passer au scanner par Dmitry Grinberg .

Alors ce truc n'est pas le truc le plus répandu qui soit, surtout par chez nous, mais on en a trouvé quand même quelques uns à l'époque, et si ça se trouve vous en avez eu un.

C'est un appareil cartouches que les gosses utilisaient pour dessiner et écouter de la musique. Personne ne l'avait jamais documenté correctement. Aucune doc officielle, des cartouches un peu obscures, et un écosystème abandonné depuis 2007.

Et le plus drôle, c'est ce qu'il a trouvé dedans. La version Pixter Color, deuxième génération, embarque un SoC ARM Sharp LH75411. Pour un jouet destiné à un gamin de cinq ans, c'est franchement impressionnant. La version Classic, plus ancienne, tourne sur un 6502, le même processeur que le Commodore 64 ou la NES.

Sauf que par-dessus ce hardware, les ingénieurs avaient ajouté une couche logicielle qui faisait croire au programme qu'il tournait sur une machine totalement différente, en pratique une sorte de processeur virtuel 16 bits pour la Color, 8 bits pour la Classic. Probablement parce qu'à la base ils visaient une autre puce et qu'ils ont dû pivoter en cours de route.

Dmitry a tout passé au crible. Hardware, implémentation audio (qu'il qualifie lui-même de "sauvage"), dump des cartouches une par une, écriture d'émulateurs pour préserver le truc. Il a même rajouté le support du LH75411 dans uARM, son émulateur ARM maison. En quelques semaines. Et au passage, il a porté PalmOS 5 sur le Pixter Color, ce qui n'a strictement aucune utilité mais c'est quand même drôle.

Le pourquoi de tout ça, c'est de la conservation. Ces appareils disparaissent, leurs cartouches se fissurent, leurs piles fuient, et dans dix ans il ne restera plus rien à étudier. Sans des bricoleurs comme Dmitry, des pans entiers de la culture jouet électronique des années 2000 s'effacent doucement.

Source : Hackaday

GameDate - Trouver des joueurs pour vos jeux morts et oubliés

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 12:06

Hier soir, je suis tombé sur GameDate et ça m'a carrément fait remonter 20 ans en arrière, à cette époque bénie l'époque où on passait toutes nos nuits sur des jeux comme Wolfenstein: Enemy Territory ou Tribes 2 sans que personne ne nous juge bizarrement. Ce site pour le moins original permet d'organiser des sessions multijoueurs pour tous les jeux que tout le monde a oubliés.

D'abord vous arrivez sur le site, ensuite vous voyez les sessions programmées par d'autres joueurs, vous cliquez sur "interested" pour celles qui vous tentent, et le jour J vous lancez le jeu pour rejoindre les autres. Chaque session affiche 2 compteurs, le nombre d'intéressés et un "expected" pondéré, histoire d'avoir une vraie idée de la fréquentation au lieu d'arriver dans un serveur fantôme.

Et si rien ne vous convient, vous pouvez créer votre propre session en quelques clics sans avoir besoin de vous créer un compte. C'est très appréciable et en parcourant le catalogue, je suis tombé sur des pépites que je croyais définitivement enterrées.

Je pense à Halo 2, Phantasy Star Online, Tribes: Ascend, Rainbow Six: Raven Shield, Total Annihilation, Worms Armageddon, GoldenEye: Source, NEOTOKYO ou Sven Co-op...etc.

La liste tourne autour de 90 jeux et continue de grandir (qui a dit CMB ?). Y'a même du Mario Kart Wii et du Mario Party en netplay pour les nostalgiques de Nintendo, du F.E.A.R. Combat pour les fans de tir tactique et toute une section pour les mods Source comme Hidden: Source ou Eternal Silence.

Après, certaines sessions du catalogue affichent "no interest" parce que personne n'a cliqué dessus, donc n'oubliez pas de vérifier les compteurs avant de poser un RTT, sinon vous risquez de débarquer dans un serveur fantôme.

Côté vie privée, le site assure puisque votre IP est transformée en hash irréversible pour empêcher les abus de vote sans permettre de remonter à vous, et la protection anti-bot passe par Cloudflare Turnstile (donc pas de captcha pénible à résoudre). Aucun cookie de tracking mais juste un localStorage pour vos préférences. Et vous pouvez en option lier un compte Discord ou Steam pour recevoir des rappels avant vos sessions.

Un site qui vous fout la paix en somme...

Même l'interface tape carrément dans la nostalgie avec un look qui nous ramène pile aux menus Steam de l'époque Half-Life 2, grâce à vgui.css , un projet open source qui réplique l'esthétique des jeux Source.

Y'a six thèmes au choix dont un "Legacy" qui pue les années 2000 à plein nez (perso je suis resté dessus, forcément). Vous pouvez alors filtrer par région (NA, EU, OCE, SAM), par tags (PvP, co-op, casual, ranked, modded, newbie-friendly...) et trier par sessions qui démarrent bientôt ou par popularité.

Je trouve que GameDate est vraiment une bonne idée parce que ça participe à 100% à ce mouvement de préservation du jeu vidéo, totalement dans la lignée de projets comme EmuOS ou des trackers communautaires qui maintiennent les serveurs en vie depuis 15 ans. Je me dis que tant que des passionnés trouvent le moyen de se retrouver pour relancer un vieux serveur Tribes 2 ou autre, ces jeux ne sont jamais vraiment morts. Ils ont juste besoin qu'on les ressorte du placard de temps en temps...

À tester donc sur gamedate.org !

Il charge TOUTES les extensions Firefox dans son navigateur

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 10:12

Vous vous souvenez du mème " Oh, tu aimes les extension Firefox ? Alors nomme les toutes ! " ?

Bah Jack s'est dit que plutôt que les nommer, autant toutes les installer. Oui, les 84 194 extensions d'un seul coup !

Sur le papier c'est pas si compliqué. Tu télécharges les .xpi depuis l'API publique Mozilla (aucune authentification requise), tu les colles dans le dossier extensions/ d'un profil Firefox, tu édites extensions.json pour tout activer. Sauf que l'API de recherche plafonne à 600 pages max, soit environ 30 000 résultats. Du coup Jack a du combiner plusieurs tris pour contourner la limite et chopper les 84 235 extensions existantes, soit 49,3 Go de données au total.

Première tentative dans une VM Windows Tiny11 : le pagefile bouffe malheureusement tout le disque, Firefox gèle, et c'est la fin. Du coup, essai suivant sur Mac avec 6 heures de téléchargement, soit 400 Go d'écritures disque... la fenêtre Firefox s'ouvre mais ne répond jamais ! Entre 4 000 et 6 000 extensions actives certes mais les sites web ne chargent plus (une des extensions bloque tout mais laquelle ??). Bref, plus grand-chose ne répond à part le about:addons.

6 mois plus tard, Jack retente alors l'opération avec une VM. 84 194 extensions chargées, en 1h43 auquel s'ajoute 39 minutes pour que Firefox réécrive le fichier extensions.json (qui pèse du 189 Mo), +24 minutes avant que le navigateur affiche quoi que ce soit, avec une consommation mémoire stabilisée vers 32 Go. La cause du ralentissement est chirurgicale... En fait Firefox sérialise extensions.json en entier à chaque écriture donc ça marche nickel pour 15 extensions mais pour 84 194, c'est pas le même délire.

Le plus intéressant après, c'est pas la démarche elle-même, c'est surtout ce que ça révèle sur le store de Mozilla. En effet, après analyse, 34,3 % des extensions n'ont aucun utilisateur quotidien. 19 % sont totalement abandonnées, sans user, sans review ni capture écran, et encore moins une icône. Y'a aussi des contributeurs un peu chelous comme un certain "Dr. B" qui a publié à lui seul 84 extensions, toutes générées avec Grok 3.

Et puis il y a aussi des extensions de phishing crypto avec des homoglyphes cyrilliques . L'extension malveillante "Іron Wаllеt" par exemple récupère ses URLs depuis un NocoDB trois secondes après installation. Le groupe Innover Online Group contrôle à lui seul plus de 700 000 utilisateurs via un paquet d'extensions de spam affilié sur Yahoo Search. Mozilla en a pour le moment désactivé 3 dans la foulée.

Autre moment drôle : Windows Defender a flaggé HackTools comme cheval de Troie alors que c'est légitime. Y'a aussi la plus grosse extension installée, dmitlichess, qui pèse 196 Mo car elle embarque 2 000 fichiers audio), et la plus petite fait 7 518 octets... sans contenir une seule ligne de code. Bref, y'a des pépites.

Et Jack a publié son dataset en CC0 sur Hugging Face sans oublier que son code est dispo donc si vous avez 50 Go à cramer et envie de faire joujou avec l' écosystème Firefox , servez-vous !

Bref, un Firefox lancé avec TOUTES les extensions du store Mozilla, ça fonctionne techniquement, mais c'est loin d'être utilisable. Mais après pour faire de l'analyse et des stats, je trouve ça marrant.

Source

Le plus vieux torrent de The Pirate Bay fête ses 22 ans

Par : Korben
30 mars 2026 à 13:48

Un épisode de la série suédoise High Chaparral, uploadé le 25 mars 2004 sur The Pirate Bay, est toujours partagé aujourd'hui. Vingt-deux ans plus tard, des pirates le seedent encore, non pas pour le contenu, mais juste pour le symbole. Un record de longévité qui en dit long sur la culture du torrent, et sur la résistance du site le plus traqué du web.

Un fichier devenu culte

Tout a commencé par un épisode d'une émission de télé suédoise, High Chaparral, avec un passage du célèbre Uri Geller. Le fichier a été uploadé sur The Pirate Bay le 25 mars 2004, quelques mois après le lancement du site. Et il est toujours là. Selon les données d'OpenTrackr.org, quatre seeders partagent encore le fichier complet en 2026. Personne ne le télécharge pour le contenu, on est d'accord.

C'est devenu un trophée, un petit monument du piratage. Quelques semaines après la mise en ligne, des utilisateurs se plaignaient déjà de rester bloqués à 99 %. Le fichier a failli disparaître, mais des irréductibles l'ont maintenu en vie, année après année.

Des torrents qui refusent de mourir

Le deuxième plus vieux torrent du site date du 31 mars 2004, six jours après. C'est une copie du documentaire Revolution OS, qui retrace l'histoire de Linux et du logiciel libre. Plus de 33 personnes le partagent encore activement. Son réalisateur, J.T.S. Moore, avait d'ailleurs exprimé son mécontentement face au piratage de son film, tout en reconnaissant que ça lui avait donné une longévité inattendue.

Et puis il y a The Fanimatrix, un fan-film inspiré de Matrix, créé en septembre 2003. Celui-là n'est pas hébergé sur The Pirate Bay mais il détient le record du plus vieux torrent actif au monde, avec des dizaines de seeders fidèles au poste. Tourné en Nouvelle-Zélande avec 800 dollars de budget, dont la moitié partie dans un blouson en cuir, il avait été téléchargé 70 000 fois la première semaine.

Si vous vous demandez pourquoi BitTorrent a eu autant de succès à l'époque, voilà un début de réponse : le protocole leur avait économisé environ 550 000 dollars de bande passante.

The Pirate Bay, le survivant

The Pirate Bay a enterré à peu près tous ses concurrents. TorrentSpy, Mininova, isoHunt, KickassTorrents, ExtraTorrent, RARBG, TorrentGalaxy, la liste est longue. Le site tourne encore, même si on ne peut pas dire qu'il soit en grande forme.

L'inscription ne fonctionne plus, les commentaires non plus, et l'interface n'a pas bougé depuis des années. Mais il reste debout, ce qui en soi est un exploit. Ses trois fondateurs, Gottfrid Svartholm, Fredrik Neij et Peter Sunde, ont tous été condamnés en 2009 à un an de prison et 30 millions de couronnes suédoises d'amende. Le site a changé de mains, de serveurs, de pays, mais il est toujours là.

Internet a changé dix fois depuis 2004, les services de streaming se sont multipliés, et des gens continuent de partager un épisode de télé suédoise que personne ne regarde. Juste parce que c'est le plus vieux. On est quelque part entre la résistance numérique et la collection de timbres, version geek. The Pirate Bay lui-même est devenu une sorte de vestige, un site qui fonctionne à moitié mais que personne n'arrive à faire disparaître. Difficile de ne pas trouver ça un peu fascinant.

Source : Torrent Freak

Le Geek Code - L'ancêtre des bios Instagram (en ASCII)

Par : Korben
21 mars 2026 à 06:40

Imaginez un monde où votre identité entière tient sur trois lignes de caractères ASCII. Pas de selfie de votre gros nez, pas de bio Instagram mielleuse... mais juste des lettres ASCII, avec des plus et des moins.

Bienvenue en 1993 !!

Le Geek Code, c'est un système d'encodage inventé par Robert A. Hayden, étudiant à Mankato State University dans le Minnesota, qui permettait aux geeks de se décrire entre eux de manière codifiée. Vous colliez ce bloc de symboles dans votre signature Usenet ou email et n'importe quel initié pouvait vous cerner en 10 secondes. La devise du projet ? "More geek, less bullshit". Difficile de faire plus limpide.

En gros, ça fonctionnait comme ça : Le code commençait par la lettre G suivie de votre spécialité : GCS pour "Geek of Computer Science", GMU pour la musique, GED pour l'éducation, GAT si vous étiez bon en tout... y'avait 28 vocations au total. Ensuite venaient des catégories (apparence, compétences informatiques, opinions politiques, rapport à Star Trek) graduées de +++ à ---. Et hop, en une poignée de caractères, votre personnalité complète tenait dans un bloc qui ressemblait à ça :

-----BEGIN GEEK CODE BLOCK-----
Version: 3.1
GED/J d-- s:++>: a-- C++(++++) ULU++ P+ L++ E---- W+(-) N+++ o+ K+++ w--- O- M+ V-- PS++>$ PE++>$ Y++ PGP++ t- 5+++ X++ R+++>$ tv+ b+ DI+++ D+++ G+++++ e++ h r-- y++**
-----END GEEK CODE BLOCK-----

C'est le bloc de Hayden lui-même. On y apprend qu'il était geek de l'éducation (GED), adepte du t-shirt à message (d--), ultra-compétent en informatique (C++++) mais ne voulait rien savoir d'Emacs (E----). Plus loin, K+++ veut dire fan absolu de Star Trek, 5+++ = accro à Babylon 5, et t- = pas très branché X-Files. Un CV entier en 3 lignes compréhensible uniquement par les initiés... ;)

D'ailleurs, le format reprenait volontairement l'esthétique de PGP, le logiciel de chiffrement, du coup votre identité de geek ressemblait à un message top secret... sauf que tout le monde pouvait le déchiffrer avec les bonnes connaissances.

Le système avait des subtilités assez malines aussi. Le symbole @ signifiait que votre opinion fluctuait, les parenthèses indiquaient une fourchette, le > marquait une aspiration, et le $ voulait dire que vous étiez payé pour ça. Bref, des variables permettant de capturer toute la complexité d'un être humain, qui se retrouvait simplement dans un fichier .sig sur un serveur Usenet. Toute une époque !

Et l'origine du truc est carrément dingue. Hayden s'était en fait inspiré du Natural Bears Classification System, un encodage similaire utilisé par la communauté bear gay, lui-même dérivé de la classification stellaire de Yerkes. Des étoiles aux ours en passant par les nerds... y'a de la poésie là-dedans.

Le code des geeks a connu son heure de gloire entre 1993 et 1996. Un supplément du Washington Post en a même parlé dès 1995, des traductions en japonais et en russe ont circulé, et la version 3.12 de mars 1996 est depuis restée la dernière officielle.

Hayden a promis une mise à jour sur geekcode.com pour le nouveau millénaire. Mais ouais, on attend toujours. Sauf que l'Internet de 1996, comme il l'a lui-même écrit, c'était encore "un paradis vierge de geeks et d'intellos", avant l'arrivée massive du grand public, des bots et des politiciens qui légiféraient sur une techno qu'ils refusaient de comprendre.

Voici d'ailleurs ma bio Geek Code si vous voulez la décoder :

-----BEGIN GEEK CODE BLOCK-----
Version: 3.12
GIT d- a+ C+++ UB++ P- L++ M++ W+++ N+ PS++ PE Y++ PGP+ t+ X+++ R tv b+ DI+ D+ G e+ h---- r+++ y++++
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Avec les artefacts numériques des débuts du web qui s'effacent petit à petit, entre les pages Geocities, les compteurs de visites et les MIDI qui jouaient en boucle, le Geek Code reste donc un vestige d'une époque où se revendiquer geek, c'était un acte de résistance et pas un mot-clé sur un profil LinkedIn.

Et je trouve ça dommage que ça se perde tout doucement... Le Geek Code mériterait bien un petit refresh en terme de paramètres pour le rendre actuel et des outils plus récents pour l'encoder / décoder.

Edit : Je viens de trouver une nouvelle version mais aucune idée de ce que ça vaut ...

Après, si ça vous tente de décoder le vôtre ou d'en générer un, il existe encore des encodeurs / décodeurs en ligne et, si vous êtes curieux de savoir à quoi ressemblaient les émissions qui ont forgé cette culture geek , y'a de quoi nourrir la nostalgie ici.

Amusez-vous bien et merci à Alex pour le partage !

Il transforme une carte à 15 euros en station météo sous Windows 95

Par : Korben
20 mars 2026 à 09:53

Un maker français a fabriqué une station météo miniature avec une interface façon Windows 95, logée dans un boîtier imprimé en 3D en forme de vieux moniteur cathodique. Le projet tourne sur une carte ESP32 à une quinzaine d'euros et récupère la météo en temps réel via Wi-Fi. Prévisions, vent, images satellite, tout y est.

Un mini écran façon années 90

Jordan Blanchard a publié son projet sur Hackaday.io et le résultat a de quoi plaire aux nostalgiques. L'interface reprend les codes visuels de Windows 95 : fenêtres avec barres de titre, panneaux biseautés, typographie pixelisée.

On y retrouve la météo du jour, les prévisions heure par heure, la vitesse du vent avec boussole, et même des images satellite et radar. Le tout sur un écran TFT de 2,8 pouces en 320 x 240 pixels, ce qui colle parfaitement au style rétro.

Le boîtier est imprimé en 3D et reproduit la forme d'un petit moniteur cathodique. Un mécanisme a été ajouté sur la face avant pour actionner les boutons physiques de la carte, qui se trouvent à l'arrière.

Une quinzaine d'euros de matériel

La base du projet, c'est un ESP32-2432S028, plus connu sous le nom de Cheap Yellow Display. C'est une carte de développement vendue autour de 15 euros, qui intègre un processeur ESP32 avec Wi-Fi et Bluetooth, un écran tactile TFT de 2,8 pouces, un lecteur micro-SD et un connecteur haut-parleur. Pas besoin de soudure, la carte arrive montée.

Les données météo viennent de l'API Open-Meteo, et le système gère aussi l'affichage d'images de webcams et de satellites. Une batterie lithium avec un module de charge permet de faire fonctionner le tout sans fil.

Du code Arduino en libre accès

Le sketch Arduino est téléchargeable sur la page du projet. Jordan précise avoir utilisé ChatGPT pour l'aider sur certaines parties de l'interface, ce qui est assez courant dans la communauté maker.

Le système utilise du réseau asynchrone pour que l'affichage reste fluide pendant le téléchargement des données, et un cache local en SPIFFS pour garder la météo accessible même sans connexion.

C'est le genre de petit projet qui donne envie de s'y mettre. Pour une quinzaine d'euros de matériel et un peu de temps, on obtient un objet qui a du charme et qui est utile au quotidien. Et puis retrouver l'interface de Windows 95 sur un écran de 2,8 pouces, ça a quand même un petit côté régressif assez plaisant.

Source : Hackaday

Il arrive à lire un LaserDisc avec un simple microscope

Par : Korben
10 mars 2026 à 17:06

Shelby Jueden, un passionné de tech rétro qui anime la chaîne YouTube Tech Tangents, vient de montrer qu'un simple microscope numérique permet de distinguer le contenu vidéo gravé sur un LaserDisc. L'encodage analogique du format rend les données directement visibles sous grossissement, alors que ça ne fonctionne pas du tout avec un CD.

Mais comment ça marche ?

Pour les plus jeunes d'entre vous, un petit rappel s'impose. Le LaserDisc est un format vidéo analogique commercialisé dès la fin des années 1970, bien avant le DVD ou le Blu-ray. 

Contrairement au CD qui stocke ses données en binaire, le LaserDisc encode lui le signal vidéo sous forme de variations dans la longueur des creux gravés sur une couche d'aluminium. Cette particularité produit un léger effet de diffraction qui est en fait visible sous grossissement.

Jueden a utilisé un microscope numérique Andonstar AD246S-P pour examiner la surface de plusieurs disques. Sur un LaserDisc en mode CAV, chaque tour du disque correspond à une image complète.

En comparant les pistes côte à côte, on distingue les variations d'une même ligne vidéo image après image. Et les éléments qui défilent verticalement à l'écran, comme un générique de fin, deviennent reconnaissables sous le microscope.

Du texte lisible sur la surface du disque

La démonstration la plus étonnant a été faite avec le film True Grit. Les crédits de fin, qui scrollent verticalement, apparaissent sous la forme de texte, qui est carrément lisible, directement sur la surface du disque.

Alors bien sûr on ne va pas s'emballer, le microscope ne permet pas de visualiser complètement une image en couleur par exemple, mais la structure analogique est suffisante pour parvenir à distinguer quelque formes et lettres.

Pour ne pas mourir idiot, Jueden a aussi tenté la même expérience avec un CD, mais cette fois rien de lisible. Les données numériques se présentent sous forme de structures répétitives, sans aucune information visuelle exploitable.

Un format oublié mais pas sans qualités

Le LaserDisc n'a jamais vraiment percé. Il a été lancé en 1978 aux États-Unis sous le nom DiscoVision, le format avec ses disques de 30 cm de diamètre n'a pas fait le poids face au VHS, puis face au DVD. Les disques coûtaient cher, n'étaient pas enregistrables, et les lecteurs ne se sont jamais imposés dans les foyers.

Pioneer, dernier fabricant en lice, a arrêté la production en janvier 2009 avec une ultime série de 3 000 appareils. Le format avait quand même ses atouts : premier support optique grand public, son numérique ajouté dès le milieu des années 1980, et une image souvent bien meilleure que le VHS.

Bon en tous cas c'est carrément classe comme démonstration. Là où un CD ou un Blu-ray ne montrent strictement rien d'intéressant sous un microscope, le LaserDisc laisse apparaître ses images gravées dans la matière, sans aucun décodage électronique, et c'est quand même bien rigolo.

Source : The Register

25 ans de catch WCW verrouillé par un DRM en carton

Par : Korben
10 mars 2026 à 09:06

C'est fou hein, mais un CD-ROM de catch sorti en 1999 a gardé ses vidéos sous DRM durant 25 piges et tout ça juste parce que le serveur qui filait les clés de déchiffrement a disparu. Du coup personne pouvait plus rien lire.

Jusqu'à maintenant.

Le WCW Internet Powerdisk, c'était un disque promo glissé dans le magazine WCW. 61 clips vidéo de catch dessus, des matchs Hogan vs Goldberg, des profils de Sting, des intros Monday Nitro... le tout en MPEG-1 à 320x240, 30 fps, et audio MP2 mono à 64 kbps. Pour lire ces vidéos, fallait passer par UlPlayer.exe qui allait chercher une clé sur un serveur distant. Et quand le serveur a disparu vers 2000, 51 minutes de contenu sont devenues inaccessibles. Du jour au lendemain. Verrouillé pour TOUJOURS... enfin presque.

Car un dev a décidé de s'attaquer au problème en analysant le programme de chiffrement utilisé à l'époque. Et le chiffrement PAVENCRYPT (oui c'est son petit nom), c'est juste une clé qui boucle sur chaque octet du fichier. Chaque fichier a sa propre clé, mais on est clairement sur du niveau exercice de première année en crypto, dans l'esprit du ROT13.

Et comme les fichiers MPEG-1 ont une structure connue, il suffit de regarder la fin du fichier chiffré pour deviner la clé. Un simple calcul, quelques secondes, et c'est plié. Sauf si le fichier est corrompu (là bon courage).

Résultat, 61 fichiers sur 61 récupérés ! 51 minutes de catch WCW avec des matchs, des promos, des segments scénarisés... tout ça converti en H.264 et mis en ligne sur l' Internet Archive . Le déchiffreur est en Python mais attention par contre, ça ne marche que sur les fichiers .PAV au format PAVENCRYPT, et pas sur n'importe quel chiffrement des années 90 ^^.

D'ailleurs, ce genre de DRM propriétaire des années 90, c'était monnaie courante. Y'a tout un tas de vieux contenus numériques qui pourrissent derrière des verrous obsolètes . Ici la protection a survécu plus longtemps que l'entreprise qui l'a fabriquée, qui a purement et simplement disparu.

Après, le chiffrement était tellement basique que c'est pas non plus un exploit de DINGUE. N'importe qui avec Python et des notions de crypto aurait pu faire pareil, sauf que personne n'avait essayé, donc voila, bravo !!

Comme quoi, un DRM n'a pas besoin d'être costaud pour bloquer du contenu pendant un quart de siècle. Suffit que personne ne s'y intéresse.

AnsiSaver - L'art ANSI des BBS en screensaver macOS

Par : Korben
9 mars 2026 à 10:02

Si vous êtes pété de thunes, vous avez forcément un Mac. Mais surtout, vous avez un écran de veille par défaut qui vous file le cafard... Mais c'était sans compter sur AnsiSaver qui est un écran de veille capable de piocher dans les archives de 16colo.rs , la plus grosse collection d'art ANSI au monde, et qui fait défiler tout ça sur votre écran à 60 fps ! Like a boss !

Pour ceux qui débarquent, l'art ANSI c'est ces dessins réalisés caractère par caractère qu'on affiche dans les BBS (les serveurs communautaires d'avant Internet, en gros). Des artistes passaient des heures à composer des fresques en utilisant les 256 caractères du jeu CP437 ... et le résultat est souvent bluffant. Des logos, des paysages, de la typographie, le tout en mode texte UNIQUEMENT. Y'a même eu des groupes mythiques comme ACiD, iCE ou Blocktronics qui ont marqué le truc à l'époque !

En fait, AnsiSaver récupère ces packs directement depuis 16colo.rs, les met en cache dans ~/Library/Caches/AnsiSaver/ et les affiche via libansilove, une lib C spécialisée dans le rendu CP437. Le tout animé par Core Animation, ce qui est vraiment pas mal du tout pour un screensaver !

Côté options, même si j'ai pas réussi à y accéder (??), vous avez le choix entre 3 modes d'affichage. Le défilement vers le haut, le défilement vers le bas (qui empilent les œuvres et scrollent à l'infini) et le mode fondu enchaîné entre chaque pièce. La vitesse de défilement se règle de 10 à 200 pixels par seconde, et ça supporte les écrans Retina.

Le truc sympa c'est que vous pouvez aussi balancer vos propres fichiers puisque AnsiSaver supporte les .ANS, .ICE, .ASC, .BIN, .XB, .PCB et .ADF... du coup si vous avez une collection perso qui traîne sur un vieux disque dur (ça arrive), ou que vous aimez digger Archive.org, vous faites pointer vers le dossier et c'est réglé.

Pour l'install, c'est hyper simple. Vous téléchargez le .saver depuis les releases GitHub , vous double-cliquez et macOS l'ajoute aux Réglages Système.

Attention, le binaire n'est pas signé, du coup il faudra faire un tour dans Réglages > Confidentialité et sécurité pour l'autoriser au premier lancement. Si ça ne marche pas du premier coup, relancez les Réglages Système. Ça fonctionne sur macOS Sequoia minimum (15.0+) et ça tourne aussi bien sur Apple Silicon que sur Intel.

Si vous cherchez d'autres façons de pimper votre terminal avec des screensavers en mode rétro, y'a de quoi faire. Et si vous êtes plutôt nostalgie CRT et phosphore vert ... pareil.

En multi écran chez moi, ça passe pas partout mais sur MacBook Air, ça a CARRÉMENT de la gueule !

Street Fighter II - Une faute d'orthographe corrigée grâce au mollet de Guile

Par : Korben
12 février 2026 à 10:53

Street Fighter II, c'est dans l'esprit de la plupart d'entre nous, 1991, les salles d'arcade qui puent la clope et les pièces de 10 francs qui s'enchaînent... et surtout un écran-titre qui affiche "WORLD WARRIER" au lieu de "WORLD WARRIOR". Ouais, y'avait une coquille dans le titre d'un des jeux de baston les plus légendaires de l'univers et personne ne l'a jamais su !

Magnifique hein ?

Le problème, c'est que sur les bornes d'arcade Capcom CPS1, les graphismes sont gravés dans des puces ROM. Du vrai read-only qu'on grave une bonne fois pour toutes et qu'on ne touche PLUS après. Et en 1991, les puces ROM coûtaient un bras et les délais de production étaient assez dingues... Donc impossible pour Capcom de faire regraver quoi que ce soit même pour une malheureuse lettre.

Nous sommes donc toujours en 1991, à 3 jours de la deadline pour livrer le code ROM (la seule puce encore modifiable à ce stade) et quelqu'un se rend compte du bug.

Horreur malheur ! C'est la panique et tout le monde se met à réfléchir à une solution... Quand soudain, un hack digne des plus belles bidouilles émerge de ces cerveaux endoloris par tant de travail.

Il faut savoir que sur le CPS1, chaque graphisme est découpé en "tiles" c'est à dire des petits carrés de 8×8 pixels. Et le truc important, c'est que chaque tile ne contient pas une lettre entière mais un BOUT de lettre. Le logo "WORLD WARRIOR", c'est en fait une mosaïque de 16 tiles collées les unes aux autres, et chaque carreau contient des fragments des lettres voisines. Impossible donc de toucher à ces carreaux une fois gravés dans la ROM graphique... Mais la table qui dit "colle CE carreau ICI avec CETTE palette de couleurs"... ça, c'était encore modifiable dans la ROM code.

Le hic c'est qu'il fallait composer avec les tiles existantes car pas moyen d'en créer de nouvelles !

Du coup, l'équipe s'est mise à passer au crible les centaines de tiles déjà gravées dans la ROM, une par une, pour trouver des morceaux compatibles avec les bonnes lettres. Et bonne nouvelle... pour certaines tiles, ils ont trouvé des équivalents dans le mot "WORLD" sur l'écran-titre. Et en réarrangeant le puzzle, ils ont réussi à afficher presque tout "WARRIOR" correctement. Presque. Parce que le "i", lui, ressemblait maintenant à un "L" minuscule... il manquait le point mes amis !!

Et c'est là que ça devient du grand art car pour dessiner ce petit point, il leur fallait un carreau avec quasi rien dessus. Ils ont fini par repérer la tile 0x96 dans la ROM... un carré de 8×8 avec UN SEUL pixel allumé dans le coin bas gauche. Ce pixel appartient en fait au mollet de Guile. Ni plus ni moins.

En changeant sa palette (exit la teinte vert kaki, bonjour la couleur du logo), ils l'ont ensuite collé 3 fois au bon endroit pour dessiner le point du "I". Et personne n'a finalement rien capté pendant des DÉCENNIES.

Hé voilà comment, si vous avez joué à Street Fighter II en arcade dans les années 90, vous aviez littéralement un bout de la jambe de Guile planqué dans l'écran-titre sans le savoir. Magnifique non ?

C'est Fabien Sanglard qui a déterré toute cette histoire il y a quelques années, en analysant le code source du CPS1, aidé d'une interview d'Akira Nishitani (un des créateurs du jeu) datant de 1991.

C'est le genre de bidouille qu'on ne fait plus aujourd'hui avec les mises à jour en ligne mais à l'époque, quand la ROM était gravée, c'était FINITO donc fallait se débrouiller avec ce qu'on avait sous la main quand y'avait un souci.

File-Hunter - L'archive MSX qui aurait rendu fou votre moi de 1985

Par : Korben
16 décembre 2025 à 12:02

Vous vous souvenez du MSX, cette machine 8 bits des années 80 qui a fait rêver toute une génération avant que le PC ne vienne tout écraser ? Hé bien y'a un site qui a décidé de préserver absolument TOUT ce qui existe pour cette plateforme, et quand je dis tout, c'est vraiment tout.

File-Hunter , c'est le projet d'un gars passionné, Arnaud de Klerk , qui depuis 1999 (oui, ça a 25 ans ce truc) archive méticuleusement chaque fichier, chaque jeu, chaque démo, chaque magazine lié à l'écosystème MSX. Le site existe même depuis l'époque où FONY créait encore du contenu pour les systèmes 8-bit . Donc autant dire que c'est une vraie institution de la préservation rétro.

Le site propose au téléchargement pas moins de 24 catégories de contenu. Des jeux évidemment (MSX1, MSX2, MSX2+, Turbo-R), mais aussi des démos, des disk-magazines, des émulateurs, des polices, des systèmes d'exploitation, des ROMs système, du contenu technique, des manuels, des livres, des magazines numérisés, de la musique, des programmes, du code source... Bref, si ça concerne le MSX et que ça existe quelque part sur Terre, y'a de fortes chances que ce soit archivé ici.

Côté formats, c'est la fête du slip vintage ^^ puisqu'on y trouve des fichiers DMK pour les disquettes, des TSX et CAS pour les cassettes, des conversions ROM, des fichiers VHD pour les disques virtuels, et même des trucs en LaserDisc. Y'a aussi des versions modifiées de jeux, des traductions anglaises, des cheats, des maps, des sauvegardes... C'est vraiment le genre de collection qui fait baver n'importe quel collectionneur.

Et le truc cool c'est que vous pouvez jouer directement dans votre navigateur sans rien installer . En effet, le site propose une plateforme de jeux MSX et même Amiga jouables online, optimisée pour téléphones et tablettes. Et pour ceux qui préfèrent tout récupérer d'un coup, pas la peine de tout scraper (vous finiriez pas vous faire bannir votre IP), car y'a un torrent complet disponible et même une appli Android. Le fichier allfiles.txt pèse plus de 3 Mo, ce qui vous donne une idée de l'ampleur du bazar.

Bref, si vous avez un petit coup de nostalgie MSX ou si vous voulez découvrir ce que c'était que le gaming avant que tout devienne du photorealistic next-gen, File-Hunter est votre destination du jour. Et comme d'hab, un grand merci à Lorenper pour le partage !

Prelude of the Chambered Reborn - Le jeu de Notch est de retour dans le navigateur

Par : Korben
1 décembre 2025 à 11:36

Vous vous souvenez de Notch, le créateur de Minecraft ?

Avant de devenir milliardaire dépressif à temps plein en vendant son jeu à Microsoft, le bonhomme participait à des game jams et pondait des petits jeux en moins de 48 heures. Et Prelude of the Chambered c’était justement l’un de ces projets, créé lors de la Ludum Dare 21 en août 2011 avec le thème “Escape”. Un dungeon crawler à l’ancienne façon Dungeon Master ou Eye of the Beholder, codé en Java.

Hé bien, Angelo Lima vient de le ressusciter en TypeScript et ça tourne direct dans votre navigateur . Qu’il est fort !!

Le projet s’appelle Prelude of the Chambered: Reborn et c’est donc une réécriture complète du code original. Aux chiottes le Java, et bonjour le TypeScript moderne avec Vite pour le build. Le rendu 3D utilise uniquement le Canvas 2D et du raycasting software pur, sans WebGL ni accélération GPU. Bref, tout se fait à l’ancienne, comme dans le jeu original, mais en version web accessible depuis n’importe quel appareil.

Le truc cool avec le jeu de Notch, c’est son système de level design. Les niveaux sont définis par des images PNG où chaque couleur de pixel représente un élément du jeu : mur, porte, ennemi, objet… C’est du “data-driven” avant l’heure, et ça permet à n’importe qui de créer ses propres niveaux sans toucher au code. Angelo a bien sûr conservé ce système dans sa version modernisée.

Côté contenu, vous avez six niveaux à explorer : Prison, Dungeons, Overworld, Crypt, Temple et Ice Cave. Y’a des ennemis plutôt variés comme des chauves-souris, des ogres, des yeux flottants, Jordan Bardella et des fantômes (un intrus s’est glissé dans cette liste), plus des versions boss. Votre objectif c’est donc de collecter quatre clés pour vous échapper, tout en ramassant des power-ups comme le Power Glove, un pistolet, des palmes pour nager et des patins à glace. Le jeu se finit en 20-30 minutes, mais attention !!!! Si vous mourrez, vous recommencez tout depuis le début.

D’ailleurs, petit fun fact, certaines textures d’objets de Prelude of the Chambered ont été réutilisées par Notch dans Minecraft lui-même, notamment pour les armures en cuir, en fer et les épées. Quand on vous dit que le mec recyclait tout, même les pots de yaourts…

Les contrôles c’est du classique… WASD ou les flèches pour bouger, Q/E pour tourner, Espace pour taper ou utiliser des objets, touches de 1 à 8 pour l’inventaire et y’a même un mode plein écran avec la touche F pour les puristes qui veulent l’expérience immersive complète.

Voilà, si vous voulez découvrir un petit bout d’histoire du jeu vidéo indé et voir ce que Notch était capable de pondre en 48 heures bien avant que Minecraft ne devienne le mastodonte qu’on connaît, foncez jouer à Prelude of the Chambered: Reborn .

Merci à Angelo d’avoir partagé sa création lors de mon live sur Twitch .

Lossless Scaling - Doublez le framerate de votre Steam Deck avec ce plugin Decky

Par : Korben
1 décembre 2025 à 09:34

Si vous avez un Steam Deck et que vous rêvez de fluidité visuelle digne d’un écran 120 Hz alors que votre jeu tourne péniblement à 40 FPS, il faut absolument que vous testiez Lossless Scaling qui vient officiellement de débarquer sur le Decky Store .

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, Lossless Scaling c’est un logiciel Windows hyper populaire qui permet de générer des frames artificielles entre les vraies images de votre jeu. En gros, si votre jeu tourne à 30 FPS, le logiciel va créer des images intermédiaires pour donner l’impression d’avoir du 60 FPS. C’est pas de la magie noire, c’est de l’interpolation de frames, et ça marche plutôt bien quand c’est correctement implémenté.

Le truc, c’est que jusqu’à maintenant c’était réservé aux joueurs Windows, et vous, pauvres utilisateurs de Steam Deck, vous êtiez condamnés à regarder votre cousin PCiste consanguin profiter de la fluidité de ses jeux pendant que vous, vous vous tapiez des 30 FPS saccadés sur Elden Ring.

Hé bien aujourd’hui, c’est terminé, grâce au travail de PancakeTAS qui a porté la technologie sous Linux et de xXJSONDeruloXx qui a créé ce plugin Decky appelé “ lsfg-vk ”.

L’installation est devenue ultra simple maintenant que c’est dans le store officiel Decky… Suffit de chercher “Decky LSFG-VK”, vous l’installez, et vous suivez les instructions. Bon par contre, petit détail important, il vous faut quand même avoir acheté Lossless Scaling sur Steam (Ouin). C’est pas gratuit, mais à moins de 8 euros en période de soldes, ça reste très accessible pour ce que ça apporte. Et puis ça vous fait une idée cadeau de plus pour Noyël !

Côté résultats, c’est assez impressionnant sur les jeux qui tournent de façon stable. Si vous avez un titre qui tourne à 40 FPS constants, vous allez pouvoir simuler du 80 FPS et l’œil s’y laissera prendre. Par contre, et c’est là que ça se corse, il faut que le framerate de base soit stable. Sur des jeux gourmands comme Dying Light: The Beast où le framerate fait du yoyo, vous allez vous retrouver avec des stutters pas très agréables.

L’interpolation n’aime pas quand le framerate source fait n’importe quoi et d’ailleurs, comparé au FSR Frame Gen d’AMD qui est intégré directement dans certains jeux, ce plugin Lossless Scaling aura l’avantage de tourner de façon plus fiable avec des visuels plus fluides et moins d’input lag.

Attention quand même, l’input lag reste le talon d’Achille de toute technologie de génération de frames donc si vous jouez à des jeux compétitifs où chaque milliseconde compte, passez votre chemin, mais pour un bon vieux RPG solo ou un jeu d’aventure, c’est très appréciable.

Voilà, si vous voulez donner un coup de boost visuel à votre Steam Deck sans attendre que les développeurs intègrent nativement le frame generation dans leurs jeux, foncez sur le Decky Store chercher LSFG-VK. C’est la solution la plus simple pour profiter de cette techno qui était jusqu’ici réservée aux joueurs Windows.

Et un grand merci Noah de SteamdeckHQ pour l’info !

Retro-eXo - Plus de 10 000 jeux DOS et Windows prets à jouer !

Par : Korben
1 décembre 2025 à 09:15

Si vous êtes du genre à avoir une petite larme à l’œil (snif) quand vous repensez aux jeux DOS, Windows 3.1 ou Windows 95 de votre jeunesse, l’ami Lorenper a trouvé un projet de préservation vidéoludique absolument incroyable.

Retro-eXo c’est LE projet d’une seule personne qui a constitué des collections massives de jeux rétro, tous préconfigurés et prêts à être jouer, couvrant pratiquement toutes les plateformes PC des années 80-90-2000.

Le projet a commencé en 2007 et la philosophie est simple : “Preservation through Playability” in english, donc autrement dit, ça sert à rien d’archiver des jeux si personne ne peut y jouer. Du coup, chaque collection est livrée avec les émulateurs préconfigurés, les métadonnées, les pochettes, les manuels et tout ce qu’il faut pour lancer n’importe quel titre en un clic.

Voici donc ce que propose le site :

eXoDOS v6 : La grosse collection DOS avec 7 666 jeux , tous les classiques de l’époque PC Booter et MS-DOS. Le torrent complet fait 638 Go, mais y’a aussi une version Lite de 5 Go qui télécharge les jeux à la demande. Et en bonus, un pack média de 220 Go avec des magazines, des bandes son et des guides de stratégie d’époque.

eXoWin3x v2 : 1 138 jeux Windows 3.x de l’époque où Windows était juste une interface graphique par dessus DOS. Ça tourne via DOSBox avec des VHD préconfigurés. La v3 est prévue pour 2025.

eXoWin9x Vol.1 : 662 jeux Windows 95/98 de la période 1994-1996 (j’en ai parlé dans un autre article). Le système de VHD différentiels permet de faire tenir tout ça dans 262 Go au lieu de plusieurs téraoctets. Les volumes suivants arrivent bientôt avec les années 1997-2000.

eXoScummVM : 671 jeux point-and-click compatibles ScummVM, avec plusieurs variations par plateforme. Le torrent fait 253 Go et inclut tous les classiques LucasArts, Sierra et compagnie.

eXoDREAMM v3 : 46 jeux utilisant le moteur DREAMM , un émulateur spécialisé pour les jeux LucasArts.

Retro Learning Pack : 667 titres éducatifs compilés depuis eXoDOS et eXoWin3x, pour ceux qui veulent faire découvrir Math Blaster ou Reader Rabbit à leurs gamins.

Chaque collection utilise LaunchBox comme frontend, avec des vidéos de preview de 30 secondes pour chaque jeu, des options de configuration unifiées (fullscreen, ratio d’aspect, shaders CRT…), et même du support multijoueur automatisé via IPX pour les jeux en réseau. Le tout est portable et ne modifie rien sur votre système hôte.

Si vous creusez un peu sur le site, vous découvrirez aussi des packs contenant toutes les créations de la démoscene de 1987 à 1998, des jeux et des logiciels pour la série des Apple II (+ GS), un pack spécialisé dans tout ce qui est titres de fictions interactives de 1974 jusqu’au milieu des années 80. C’est incroyable !

Le travail de préservation est impressionnant et l’équipe cherche encore les versions originales sur média physique plutôt que des rips de scene, et documente tout sur un wiki dédié . Y’a aussi un Discord actif et un GitHub pour signaler les bugs ou soumettre des jeux manquants.

Si vous voulez faire tourner tout ce petit monde sous Linux, sachez qu’il y a aussi un pack de patchs, afin de faire tourner les différents projets EXO sur votre OS préféré .

Voilà, si vous voulez vous monter une bibliothèque rétro complète sans passer des semaines à configurer des émulateurs, foncez sur Retro-eXo . C’est gratuit, c’est téléchargeable en torrent, et c’est probablement le projet de préservation PC gaming le plus ambitieux qui existe !

Gaming sous Linux - Et si AMD était devenu meilleur que Nvidia ?

Par : Korben
30 novembre 2025 à 06:56

La chaine youtube Gamers Nexus vient de publier ses premiers benchmarks GPU sous Linux, et pour leurs tests, ils ont choisi Bazzite . Pour ceux qui ne connaissent pas Bazzite, c’est une distro basée sur Fedora qui est conçue pour le gaming et qui se rapproche fortement de ce que propose SteamOS tout en restant utilisable comme OS de bureau classique.

C’est une distribution immuable, ce qui signifie que le système de base ne peut pas être modifié facilement. En effet, à chaque reboot, les modifications système sont annulées ce qui peut sembler contraignant mais en réalité c’est un avantage énorme pour les benchmarks car l’environnement reste stable et reproductible entre les tests.

L’équipe de GN a donc passé environ 5 semaines sur ce projet et ils ont évidemment eu le droit à leur lot de grosses galères du genre crashes, freezes, problèmes d’anti-cheat et j’en passe, mais d’après ce qu’ils expliquent dans leur vidéo, “Linux n’a jamais aussi bien fonctionné pour le gaming qu’aujourd’hui !

Par contre, truc important, ne cherchez pas à comparer directement les chiffres Linux avec leur équivalent benchmarks sous Windows car les environnements sont trop différents et les logiciels de capture de données mesurent différemment les choses. En plus, certains jeux tournent nativement tandis que d’autres passent par des couches de compatibilité comme Proton. Bref, les comparaisons directes Linux vs Windows ne sont pas pertinentes.

En tout cas, sous Linux, les rapports de force entre GPU changent complètement par rapport à Windows. En rasterization pure, AMD fait jeu égal voire mieux que Nvidia. La RX 9070 XT rivalise avec la RTX 5080 sur Dragon’s Dogma 2 et domine carrément sur Starfield où elle bat même la RTX 5090.

Le truc, c’est que les cartes Nvidia souffrent de gros problèmes de frame pacing sous Linux. Par exemple sur Black Myth Wukong, la 5090 affiche plus de FPS mais l’expérience est saccadée alors que la 9070 XT reste plus fluide. Baldur’s Gate 3 en build Linux natif est même complètement cassé côté Nvidia avec des résultats totalement incohérents.

Par contre en ray tracing , Nvidia reprend clairement l’avantage grâce à un hardware supérieur sur les RT. Par exemple, la 9070 XT se fait écraser et passe même sous la RTX 5060 sur certains titres. Et alors, la petite surprise de leurs tests c’est que la Intel Arc B580 offre souvent le meilleur frame pacing malgré des FPS plus modestes.

Bref, si vous jouez sous Linux sans ray tracing, AMD est maintenant devenue une option très sérieuse à considérer. Par contre, Nvidia a encore du boulot avec ses drivers. D’ailleurs, les dev de Bazzite ont abandonné les optimisations kernel orientées gaming depuis août dernier car ces tweaks causaient des pertes de performances de 2% à 30% selon les configs. Donc maintenant, les performances sur Bazzite sont censées être identiques à ce qu’on peut retrouver sous Fedora ou Arch, mais avec la stabilité en plus.

Voilà, pour ceux qui veulent tester, sachez que Bazzite existe en deux versions desktop : une pour les cartes Nvidia avec les drivers proprio préinstallés, et une pour AMD/Intel. Le système vient même tout équipé avec Steam, Lutris et les launchers gaming classiques, donc y’a quasiment rien à configurer après l’install. Et si une mise à jour casse quelque chose, vous pouvez toujours rollback sur l’image précédente au boot.

Bref, si vous en avez marre de Windows et de sa télémétrie, c’est peut-être le bon moment pour tester le gaming sous Linux. Ça ne coute rien, et avec Bazzite qui supporte maintenant les dernières puces AMD , y compris les Strix Halo que SteamOS ne boot même pas encore, y’a de quoi être optimiste !

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