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Nitter et XCancel sont morts, et l'explication est dans leur code

Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.

Alors que s'est-il passé ?

Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On remplaçait x.com par nitter.net dans l'URL, et on lisait ce qui nous intéressait. Y'avait même des extensions de redirection automatique qui le faisaient pas à notre place. Et XCancel qui venait de fêter ses 2 ans, c'était tout pareil !

Aujourd'hui la page d'accueil de XCancel affiche ces 4 lignes qui disent en gros que le service est arrêté jusqu'à nouvel ordre. Celle de Nitter n'est pas plus bavarde et son mainteneur, zedeus, cherche un avocat et refuse de commenter.

Notez qu'aucun tribunal n'a été saisi et qu'une simple lettre a suffi.

Ce que X reproche à ces 2 services, c'est un "usage illicite et un contournement de son API", plus une violation du Texas Harmful Access by Computer Act et du Lanham Act. TechCrunch, qui a pu lire le courrier , rapporte une accusation plus précise qui est que Nitter aurait accédé à des comptes X et à des jetons de session pour récupérer le contenu en douce.

Aux États-Unis, en tout cas, "aspirer" des pages web publiques n'a rien de criminel. Mais le problème, c'est que Nitter ne fonctionne plus comme ça depuis des années. Si on analyse son code, on se rend compte que depuis que Twitter a supprimé les comptes invités début 2024, Zedeus, le développeur de Nitter, a mis en place un tout autre système.

Pour contourner les limites imposées par X.com, il a développé un script tools/get_session.py qui prend en arguments un identifiant X, un mot de passe, un secret à double facteur et un chemin de fichier.

Et là-dedans, il embarque en dur une paire de clés API, se déclare auprès des serveurs de X comme LE client Twitter officiel pour Android en version 10.21 tournant sur un OnePlus A3010, fait passer le flux de connexion par cloudscraper, génère le code à double facteur à la volée, et récupère un jeton OAuth qu'il écrit ensuite dans un fichier.

Au niveau des identifiants, c'est l'hébergeur de l'instance qui les fournit puisque depuis la coupure de 2024, faire tourner Nitter imposait de le relier à un vrai compte X. On est donc très loin du robot anonyme qui lit une page publique. C'est un client officiel simulé, avec des identifiants valides, et c'est exactement ça que la lettre de mise en demeure décrit.

Donc voilà, le problème est bien plus compliqué que du scraping simple. Ce sera donc à un juge de trancher sur le fond.

Depuis, le dépôt GitHub est passé en lecture seule, archivé et selon Zedeus, d'autres instances ont reçu des courriers du même genre. De son côté, X ne s'est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire.

Reste la question qui nous intéresse : On fait comment pour lire la merde fasciste de X sans compte maintenant ? Bah honnêtement, y'a pas grand-chose... Moi, je vous recommande d'arrêter d'aller là-dessus pour votre propre bien-être. Mais si vraiment vous êtes accro, le pont ActivityPub bird.makeup répond toujours présent et permet de suivre un compte X public depuis Mastodon. Toutefois, il ne vous affichera pas un fil de discussion direct dans le navigateur comme le faisait XCancel ou Nitter.

Après pour un post précis, il reste éventuellement la Wayback Machine, à condition que quelqu'un ait archivé le tweet avant. Sinon, bah faudra vous reconnecter sur X à l'ancienne avec votre compte...

Source : Techdirt

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Gadgetbridge - L'appli qui gère votre montre connectée sans Internet

Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !

Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.

Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.

Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.

Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.

En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.

Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).

De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.

Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.

Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.

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Les flux RSS c'est la vie !

J'aime bien lire les articles de l'EFF (l'Electronic Frontier Foundation, la Quadrature du Net des américains quoi...) et là ils viennent de publier un truc m'a fait plaisir : un vrai plaidoyer pour la défense du RSS .

Vous connaissez mon avis là dessus et c'est vrai que depuis que Google a signé l'arrêt de mort de cette techno au profit d'algo à la con type Discover , y'a énormément moins de monde qui l'utilise. Et je trouve ça triste.

Alors que les flux RSS, c'est la liberté ! Ça décloisonne le contenu d'un site pour le faire atterrir dans l'appli de votre choix, ça permet d'en extraire des choses, de le faire traiter par exemple par un programme...etc. Et surtout c'est vous qui gérez la façon dont vous voyez le contenu. Vous pouvez le filtrer, l'ordonner comme vous voulez et surtout le lire avec le lecteur de flux de votre choix.

C'est super pratique, et ça permet par exemple de parcourir uniquement les titres des articles, et de ne s'arrêter que sur ceux qui vous intéressent. Moi y'a plein de trucs qui m'intéressent en ce moment et que j'ai envie de partager. Je suis hyper actif et atteint de FOMO, donc ça bombarde. En plus j'ai que ça à foutre de la journée en général, donc bon, désolé ! ^^ Mais heureusement, avec les flux RSS vous pouvez faire une sélection plus fine et éviter de lire des trucs qui ne vous intéressent pas.

Perso, ça fait des années que je fais de la veille, c'est une partie importante de mon boulot. J'ai commencé sur un lecteur de flux tout pourri, puis je suis passé par Netvibes, Google Reader (paix à son âme), puis Feedly et aujourd'hui j'expérimente Inoreader. Le RSS ne m'a jamais quitté et quand les sites n'en proposent pas, je m'arrange toujours avec des scripts ou des outils customs pour m'en faire un que je peux importer dans mon lecteur !

J'aime tellement ça que sur korben.info, que je vous propose des flux RSS complets (qui contiennent tout le contenu). Le premier, /feed , c'est le flux tech que vous connaissez, historique, exactement comme vous l'aimez. Que de la techno, du code, de la sécu, de l'open source.

Et le petit nouveau c'est /feedfull , qui propose les même sujets tech qu'au-dessus + des sujets un peu plus grand public / mainstream. Dernièrement, j'avais envie envie d'ouvrir un peu plus les portes du site et écrire aussi pour ceux qui ne bidouillent pas et qui veulent juste être au courant d'un truc utile ou deux. Et heureusement, Vincent m'aide dans cette nouvelle aventure !

Bref, c'est vous qui choisissez votre flux, je ne vous l'impose pas ! Et c'est la même logique sur la page d'accueil avec ce petit switch dans le header.

"Complet", c'est l'affichage par défaut, vous voyez tout. Et si vous cliquez sur "Techos", hop, le contenu grand public disparaît. Votre choix est mémorisé dans le local storage de votre navigateur, et voilà.

Si vous n'avez pas encore de lecteur RSS, n'importe lequel fera l'affaire, de Feedly cité plus haut à un truc plus moderne comme MrRSS . Vous copiez l'adresse du flux, vous la collez, c'est réglé. Et tant qu'on y est, vous pouvez aussi reprendre la main sur votre actu côté Google avec cette manip.

Bref, deux flux, un switch, et c'est vous qui tenez le barre !

Source

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