Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.
Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.
Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.
Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne
un script qui fait exactement ça
. Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.
On passe ainsi de ça :
À ça :
Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.
Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.
Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.
Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.
Sachez-le, les amigos, je reprendrai
mes lives Twitch
début septembre, parce que là j'ai pas vraiment le temps et qu'il fait trop trop chaud. Mais ça ne m'empêche pas de surveiller ce qui s'y passe... Car pendant que la chaîne dort, faut savoir que Twitch a ajouté un réglage que personne n'a demandé comme d'hab : une case qui autorise Amazon à entraîner ses modèles d'IA générative sur le contenu de votre chaîne. Et bien sûr, comme d'hab, c'est coché par défaut.
L'annonce n'est pas passée par le blog officiel mais discrètement via un message du compte Twitch Support sur X, le 12 août, pour expliquer qu'on peut désormais refuser ça. Donc si vous ne faites rien, vous avez déjà accepté...
Alors c'est pas très très nouveau cette histoire d'entraîner des IA avec le contenu des streams puisque
dès 2024
, lors d'un événement organisé par The Information, les journalistes demandaient à Mike Minton, alors directeur de la monétisation de Twitch, si Amazon se servait de la plateforme pour entraîner ses modèles. Et sa réponse c'était "Ouais, carrément."
Il précisait quand même que ça se faisait "dans les limites de la confiance des utilisateurs et des réglementations sur la vie privée" et depuis Minton est passé directeur produit, et c'est lui qui a "justifié" en direct la case cochée d'office en expliquant que "* Si c'était en opt-in, personne ne cocherait.*" Au moins c'est clair... J'sais pas si l'IA Act Européen a tenu compte de ce genre de chose mais visiblement, ça ne les concerne pas trop.
Voilà, ce réglage est visible sur tous les comptes, que vous streamiez tous les soirs ou que vous n'allumiez jamais votre webcam. Il couvre vos streams, vos VODs, vos clips, le chat de votre chaîne, ses images et ses textes. Twitch donne comme exemple d'usage, votre voix, qui peut affiner des modèles de reconnaissance vocale réutilisés bien au-delà de la plateforme. Bref, encore un endroit où il est nécessaire de
reprendre la main sur ses données
.
Décocher la case
Direction
twitch.tv/settings/security
, la page Sécurité et confidentialité de votre compte. Descendez jusqu'à la section Privacy, tout en bas : le réglage s'appelle "Training for Generative AI". Basculez-le sur off et votre contenu sort du périmètre d'entraînement.
Voilà c'est tout.
Il y a aussi un petit détail que
la FAQ de Twitch
glisse discrètos... Quand vous écrivez dans le chat d'une autre chaîne, c'est le réglage de cette chaîne qui décide du sort de vos messages, et pas le vôtre. Vous pouvez donc avoir tout coupé chez vous et nourrir quand même l'entraînement IA, ailleurs. Et c'est pareil dans l'autre sens. Ce que vos viewers tapent chez vous suit votre réglage à vous, donc si vous respectez vos viewers, vaut mieux décocher cette case.
Après le refus ne coupe ni AutoMod ni les sous-titres automatiques, qui tournent sans nourrir de modèle génératif et surtout il ne remonte pas le temps puisque ce qui a déjà servi à entraîner l'IA par le passé y restera. Snif.
Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.
La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.
La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.
GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.
L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.
Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.
Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.
Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.
Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.
Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.
Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.
Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.
Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.
Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque
je vous en parlais déjà en novembre dernier
. Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.
Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa
page développeur
, Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...
Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !
Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin
dit travailler
sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.
The e-reader has been one of the most static product categories of the past two decades. Since the first Kindle appeared in 2007, the form factor has barely evolved: a single screen, a flat back, and dimensions roughly matching a paperback. These devices have gotten lighter, sharper, and more waterproof, but the fundamental design assumption has stayed the same. They’re books without the book part.
A growing number of designers have been working on a different premise: what if an e-reader actually opened like a book? One with two E Ink panels and a real hinge, held the way you’d hold a paperback, where left and right pages exist as physical space. That shared ambition has driven a small but serious cluster of projects building quietly over the past five years.
The proof that e-paper could bend
The idea of folding an E Ink display isn’t new. Back in 2020, E Ink Corporation demonstrated a hinged prototype showing that a bending e-paper panel could survive the mechanical stress of being folded. It never reached retail shelves, but it answered the one question that mattered most at the time: whether the material itself could handle the geometry of a real book.
Designer: E Ink
That prototype didn’t solve everything. It was a controlled demonstration with no commercial roadmap, no software, no battery life to speak of, and no clear form factor beyond the fold itself. What it gave the industry was proof that flexible e-paper was a viable building block rather than a permanent research curiosity. Every foldable E Ink project that came after built on that understanding.
The book illusion finally made real
Readmoo’s Mooink V was the first design to make the flexible E Ink concept feel emotionally legible to a general audience. It’s built around an 8-inch Gallery 3 color e-paper display developed in collaboration with E Ink, one that folds down the middle to make the device small enough to pocket when closed and wide enough to feel like a slim paperback when open.
The color display matters more than it might seem. Gallery 3 renders close to 50,000 colors at 300 PPI, expanding the format beyond plain text to illustrated books, comics, and magazines. The fold reportedly passed 200,000 bending tests during development, and when fully open, the crease isn’t dramatic enough to register as a flaw so much as an honest design trade-off.
Mooink V hasn’t had the smoothest road to market, though. Despite genuine buzz at trade shows including Touch Taiwan and SID Display Week, no confirmed retail availability or street price had materialized as of mid-2026. The design made the foldable E Ink book look and feel tangible in a way earlier prototypes hadn’t. Whether it gets there commercially is a different and still open question.
Two screens, no crease
Not everyone building a book-shaped e-reader was willing to bet on a single flexible panel. A parallel design school took a more pragmatic approach: pair two conventional E Ink screens with a well-engineered hinge and let the gutter do the work. The result avoids crease anxiety entirely since neither panel has to bend, though it trades the seamless page illusion for a visible seam you’d have to accept.
LCFC’s Gemini took the productivity angle furthest, giving both E Ink panels enough real estate to function almost like a laptop, with reading material open on one side and an active workspace on the other. The InkReader Duo concept took a more compact approach, fitting two E Ink screens into a phone-sized form, which made it feel less like a desk tool and more like a pocket notebook.
Diptyx went in a different direction altogether. Rather than chasing consumer polish, the project leaned into open-source principles, building a two-panel hinged e-reader without the lock-in that defines most commercial platforms. It isn’t the most refined interpretation of the book-shaped reader, but it made a clear point: the hardware problem was increasingly solvable, and the real challenge was getting the software and ecosystem right.
Not every dual-screen device fits cleanly into this story. The Bluegen OKPad pairs an E Ink panel with a regular LCD screen, which makes for a versatile tablet but undermines the unified reading experience that makes an E Ink book feel coherent. Switching between two fundamentally different display types introduces a visual disconnect that software bridging alone can’t fully smooth over.
Bigme’s HiBreak Dual 2 runs into a different kind of problem. It’s a smartphone with a secondary E Ink display on the back, which is a genuinely clever idea for managing notifications and extending battery endurance, but it’s shaped and used like a phone rather than a book. A second screen doesn’t automatically recreate the spatial logic of reading a bound object.
Inkleaf is the most pragmatic entry in the foldable E Ink space so far. Instead of chasing a seamless fold, it pairs two 10.3-inch Carta E Ink panels in a notebook-style hinge, with one side for reading and the other for writing. The seam between them works as a gutter rather than a flaw, and the design doesn’t try to hide it.
That workflow proposition is what makes Inkleaf interesting beyond its form factor. Having reference material on one panel while taking notes on the other removes a friction point that every single-screen reader quietly ignores. You don’t need to switch apps, scroll back, or memorize what you just read before writing something down. It’s aimed at a different kind of reader than a Kindle typically serves.
Inkleaf is currently collecting early-access signups ahead of an August 2026 launch, with a broader public release targeted for 2027. That’s a staggered timeline worth noting: the hardware still has to prove itself beyond initial demos, and the software will matter as much as the panels themselves. Carta E Ink is a sensible fit for a writing-focused device, but actual daily use remains the real test.
What Kindle still has to answer for
None of this means the Kindle is suddenly irrelevant. Amazon’s device still wins on price, ecosystem depth, and a friction-free reading experience built up through years of software refinement. If all you want to do is buy a book and read it on a train, nothing in this group of foldable experiments beats a Paperwhite for simplicity. The incumbents aren’t losing sleep yet.
What these devices do expose is a design gap Amazon hasn’t seriously tried to close. A Kindle displays text efficiently, but it doesn’t recreate the spatial logic of reading a bound book: two visible pages, a sense of position, a natural place for margin thoughts. Those aren’t features that get patched in through a software update, which is why the form-factor conversation is overdue.
That’s what this group of foldable and dual-screen E Ink devices has been quietly building toward for the past five years. Not a product category defined by any single winner, but a shared argument about what a digital reading device could look like if it started from the book rather than the screen. Whether any of them fully delivers on that is a question 2027 will help answer.
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