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Les flux RSS c'est la vie !

J'aime bien lire les articles de l'EFF (l'Electronic Frontier Foundation, la Quadrature du Net des américains quoi...) et là ils viennent de publier un truc m'a fait plaisir : un vrai plaidoyer pour la défense du RSS .

Vous connaissez mon avis là dessus et c'est vrai que depuis que Google a signé l'arrêt de mort de cette techno au profit d'algo à la con type Discover , y'a énormément moins de monde qui l'utilise. Et je trouve ça triste.

Alors que les flux RSS, c'est la liberté ! Ça décloisonne le contenu d'un site pour le faire atterrir dans l'appli de votre choix, ça permet d'en extraire des choses, de le faire traiter par exemple par un programme...etc. Et surtout c'est vous qui gérez la façon dont vous voyez le contenu. Vous pouvez le filtrer, l'ordonner comme vous voulez et surtout le lire avec le lecteur de flux de votre choix.

C'est super pratique, et ça permet par exemple de parcourir uniquement les titres des articles, et de ne s'arrêter que sur ceux qui vous intéressent. Moi y'a plein de trucs qui m'intéressent en ce moment et que j'ai envie de partager. Je suis hyper actif et atteint de FOMO, donc ça bombarde. En plus j'ai que ça à foutre de la journée en général, donc bon, désolé ! ^^ Mais heureusement, avec les flux RSS vous pouvez faire une sélection plus fine et éviter de lire des trucs qui ne vous intéressent pas.

Perso, ça fait des années que je fais de la veille, c'est une partie importante de mon boulot. J'ai commencé sur un lecteur de flux tout pourri, puis je suis passé par Netvibes, Google Reader (paix à son âme), puis Feedly et aujourd'hui j'expérimente Inoreader. Le RSS ne m'a jamais quitté et quand les sites n'en proposent pas, je m'arrange toujours avec des scripts ou des outils customs pour m'en faire un que je peux importer dans mon lecteur !

J'aime tellement ça que sur korben.info, que je vous propose des flux RSS complets (qui contiennent tout le contenu). Le premier, /feed , c'est le flux tech que vous connaissez, historique, exactement comme vous l'aimez. Que de la techno, du code, de la sécu, de l'open source.

Et le petit nouveau c'est /feedfull , qui propose les même sujets tech qu'au-dessus + des sujets un peu plus grand public / mainstream. Dernièrement, j'avais envie envie d'ouvrir un peu plus les portes du site et écrire aussi pour ceux qui ne bidouillent pas et qui veulent juste être au courant d'un truc utile ou deux. Et heureusement, Vincent m'aide dans cette nouvelle aventure !

Bref, c'est vous qui choisissez votre flux, je ne vous l'impose pas ! Et c'est la même logique sur la page d'accueil avec ce petit switch dans le header.

"Complet", c'est l'affichage par défaut, vous voyez tout. Et si vous cliquez sur "Techos", hop, le contenu grand public disparaît. Votre choix est mémorisé dans le local storage de votre navigateur, et voilà.

Si vous n'avez pas encore de lecteur RSS, n'importe lequel fera l'affaire, de Feedly cité plus haut à un truc plus moderne comme MrRSS . Vous copiez l'adresse du flux, vous la collez, c'est réglé. Et tant qu'on y est, vous pouvez aussi reprendre la main sur votre actu côté Google avec cette manip.

Bref, deux flux, un switch, et c'est vous qui tenez le barre !

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DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN

DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

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Adblock for YouTube - 10 millions d'installs et un piège dormant

Mise à jour du 26 juin 2026 : Mathias Rochus, le fondateur d'AdBlock Ltd qui édite l'extension, m'a contacté pour réagir. Il souligne que cette capacité n'a jamais servi (le rapport Island le confirme) et que le scriptlet en cause, trusted-create-element, n'est pas maison : il vient de la bibliothèque open-source de scriptlets d'AdGuard que beaucoup de bloqueurs embarquent. Surtout, il annonce corriger les deux problèmes dès aujourd'hui : suppression pure et simple du scriptlet inutilisé pour qu'aucune config serveur ne puisse l'appeler, et vérification du vrai domaine youtube.com au lieu d'une chaîne posée n'importe où dans l'URL. La nouvelle version doit encore passer la revue de Google.

Une précision quand même, parce que c'est le cœur du sujet : selon le rapport Island, quand le serveur renvoie certains paramètres, l'élément créé est une balise <script> dont le contenu est fourni directement par le serveur. Autrement dit, le verrou qu'on retire servait bien à faire tourner du code venu d'ailleurs. Le correctif, lui, est une bonne nouvelle pour les 10 millions d'utilisateurs. Je reviendrai vérifier une fois la mise à jour en ligne.


Si vous avez installé une extension qui s'appelle "Adblock for YouTube" pour virer les pubs de vos vidéos, prenez deux minutes pour lire mon article.

Les chercheurs Oleg Zaytsev et Shachar Gritzman, de la boîte de sécurité Island, viennent de passer au peigne fin une de ces extensions installée par plus de 10 millions de personnes, et ce qu'ils ont trouvé dedans n'est pas très joli joli. Le truc affiche fièrement un badge "Featured" sur le Chrome Web Store, fait bien le boulot promis (il bloque les pubs), mais il embarque aussi de quoi exécuter n'importe quel bout de JavaScript sur n'importe quel site que vous visitez.

Et ça, ça craint !

Mais avant que vous fermiez l'onglet en panique, sachez tout d'abord qu'il existe plusieurs extensions qui portent ce nom. Celle qui pose problème a un identifiant précis, cmedhionkhpnakcndndgjdbohmhepckk. Donc pour vérifier, tapez chrome://extensions dans votre barre d'adresse, activez le "Mode développeur" en haut à droite, et regardez l'ID affiché sous chaque extension. Si vous tombez sur celui-là, virez-la sans réfléchir. Si c'est un autre identifiant, ce n'est pas l'extension visée par cette analyse, ce qui ne veut pas dire pour autant que tous les bloqueurs du store sont blancs comme neige, hein...

Ce qui inquiète Island, ce n'est pas une ligne de code qui vole vos données là, maintenant mais plutôt une capacité en sommeil. L'extension contient ce que les chercheurs appellent les ingrédients architecturaux pour faire tourner du code arbitraire, et la mèche peut être allumée par un simple changement côté serveur sans que cela se voit.

En clair, du jour au lendemain, le bidule pourrait se mettre à lire vos pages, aspirer vos données et à agir à votre place dans vos comptes perso, vos applis de boulot ou vos panneaux d'admin. Au moment de l'analyse, le mécanisme dormait. Il n'était pas absent.

Et le détail qui fait sourire jaune, c'est quand même ce garde-fou censé limiter l'extension à YouTube. En théorie elle ne s'active que sur le site de Google mais en pratique, elle tourne sur absolument tous les sites, avec une vérification qui regarde juste si la chaîne "youtube.com" apparaît quelque part dans l'URL.

Oui n'importe où, du coup une adresse comme bank.example.com/search?q=youtube.com passe le test sans problème donc autant vous dire que le verrou ne verrouille pas grand chose...

Cette extension traîne sur le store depuis 2014. Au départ c'était donc un bête bloqueur de pub YouTube, jusqu'à un changement de propriétaire en 2018. Les premières versions embarquaient carrément un SDK d'injection de pub baptisé Unistream, finalement retiré en juin 2024, et les chemins d'injection de script pilotables à distance sont présents depuis février 2025. 3 autres extensions de blocage de pub liées au même écosystème ont déjà été dégagées du Chrome Web Store pour cause de malware.

Toutefois, pour le moment, il n'y a aucune preuve qu'un payload malveillant ait réellement été poussé aux utilisateurs, mais c'est la combinaison de plusieurs de ces facteurs qui pue : une extension à 10 millions d'installs, un accès à tous les sites, un canal d'injection téléguidé, un passé d'injection de pub et des cousines déjà bannies. Gloups !

Donc je vous conseille vivement de faire le tour de vos extensions. CRXplorer vous aidera à débusquer celles qui sont louches, et si vous cherchez à bloquer les pubs proprement, j'avais fait le point sur les bonnes méthodes pour ça . Petit rappel au passage, sur Chrome le uBlock Origin complet a été débranché par le passage à Manifest V3, et il ne reste que sa version Lite, forcément moins fortiche.

Donc si vous voulez le vrai, c'est sur Firefox que ça se passe maintenant.

Bref, méfiez-vous des bloqueurs de pub qui réclament la lune et au moindre doute sur l'ID, désinstallez cette merde !

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Commodore Callback 8020 - Le flip phone anti-réseaux sociaux

Commodore est de retour les amis ! Et pas avec une énième réédition miniaturisé avec IA du C64. Non, la marque, rachetée l'an dernier par le YouTubeur Peri Fractic devenu maintenant son PDG, sort un téléphone à clapet !

Un vrai de vrai de boomer qui se ferme d'un coup sec quand vous en avez marre d'écouter les conneries de votre correspondant. Il s'appelle le Callback 8020 et sa promesse c'est de faire tout ce dont vous avez besoin, et rien de ce qui vous bouffe la vie.

Sous le clapet, pas d'Android classique donc mais un Sailfish OS , le système Linux développé par Jolla, l'équipe d'ex-ingénieurs Nokia dont je vous ai déjà causé. Le navigateur web et les réseaux sociaux sont bloqués au niveau du système, et il est parfaitement impossible de les réactiver (normalement...mais bon, j'imagine qu'un bidouilleur y arrivera).

Mais peu importe, c'est le but et en échange, ce bidule fait tourner 99% des apps Android sans passer par Google : WhatsApp, Signal, Maps, Spotify, Ubert...etc, tout ça répond présent. Mais par contre, pas d'email, pas de Slack ni de Teams.

Quand vous n'êtes pas au boulot, vous n'êtes pas au boulot !

Le reste ensuite, c'est du concentré de nostalgie bien pensée.

On y retrouve donc un écran interne de 3,25 pouces, un petit écran externe de 1,77 pouce qui n'affiche que l'heure, la batterie et le signal du réseau, un clavier T9 à l'ancienne, et surtout pas de tactile pour vous couper l'envie de scroller.

La caméra arrière est une 48MP de Sony, il y a également une prise jack 3,5mm et une radio FM. Le son passe par un DAC audiophile signé ESS et Cirrus Logic, et ça tombe bien puisque c'est justement ESS qui avait fait la synthèse vocale de Ghostbusters et Mission Impossible sur C64. Du coup le téléphone est bourré de sonneries basées sur la puce SID, et il peut même piloter le Commodore 64 Ultimate quand les deux sont sur le même réseau WiFi.

L'idée d'avoir un téléphone qui vous force à lâcher l'écran n'est pas neuve... Je pense par exemple au Light Phone III fait déjà ça, mais à 799 dollars et sans WhatsApp ni applis utiles, bof. Alors que ce Commodore est bien moins cher et garde tout l'aspect pratique du téléphone. Le projet s'appuie aussi sur des études sérieuses, notamment une de PNAS Nexus en 2025 qui montre que couper l'accès en ligne améliore l'attention et le bien-être, et également un sondage Pew la même année où 45% des ados disent passer trop de temps sur les réseaux.

Même Leonard Tramiel, le fils de Jack Tramiel le fondateur de Commodore, valide le truc en parlant d'un vrai break sans option pour ceux qui en ont besoin.

Et pour les bidouilleurs, tout n'est pas verrouillé puisque vous pouvez sideloader vos propres APK, sauf les applis de réseaux sociaux et les navigateurs qui resteront bloqués quoi qu'il arrive. Il y a même un app store maison, le Commostore, où vous pourrez demander qu'une appli soit whitelistée via un formulaire. Ensuite, si c'est validé, ça peut aller vite (environ 24 heures).

Je vous avoue que ça me chauffe bien... J'ai commencé ma carrière sur un Commodore 64 et chaque jour qui passe, quand je vois ce qu'est devenu Internet, j'ai envie de tout arrêter et de me débrancher... Alors ce dumb-smartphone c'est peut un signe pour moi que la boucle est bouclée. En plus je le trouve magnifique surtout la version beige très début des années 80 !

J'avoue, je me tâte... C'est en pré-commande et la livraison est promise pour fin 2026. Après ouiiii, je sais, je connais le destin chaotique des reboots de Commodore (la marque a déjà essayé de renaître plus d'une fois) donc pas sûr que ce soit un bon investissement.

Surtout que c'est vendu une coucouille à partir de 499 dollars pour l'entrée de gamme, 549 pour la version translucide Starlight et 639 pour la "Founders" avec son bouton C= plaqué or pour ceux qui se prennent pour Elon Musk. Je suis donc extrêmement halluciné de voir un dumbphone à ce prix-là .

Reste à voir si le Callback sortira vraiment et tiendra ses promesses, mais l'idée d'un téléphone Commodore qui vous aide à décrocher, en 2026, j'avoue que ça me parle foooort ! Pré-commandes le 30 juin.

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