Samsung Galaxy Z Fold 8 Wide rumors cover its design, specs, cameras, price, and possible release date ahead of Galaxy Unpacked on July 22 in London, UK.
AI mental health tools may support journaling, reflection and routine guidance, but current evidence does not support using them as replacements for licensed therapists. HR and IT leaders need product-specific evidence, strict data controls and reliable human escalation before deployment.
David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^
Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilités : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l'état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d'anticiper ce qu'il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté... Si c'est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c'est le second, ça donnera un 1. C'est la nature qui tranche, sans algorithme.
Pour rendre tout ça palpable, David a surtout branché sa machine sur une sorte de boule magique en ligne (les fameuses 8-ball). Vous tapez votre question existentielle du moment, l'appareil fait défiler ses bits quantiques en direct depuis sa cave bavaroise, et il vous sort LA réponse (non, c'est toujours pas 42).
Et comme l'expliquent certains experts de la physique quantique, chaque possibilité qui s'offre à vous, arrive forcément quelque part dans un univers parallèle, vous ne faites finalement que tomber sur le votre. Oui, je sais c'est barré.
L'Univers m'a dit que
Patreon
, c'était mal barré...
Pour repérer ses photons, il a fait de la récup et a chopé deux photomultiplicateurs Hamamatsu sur du vieux matériel de labo d'analyse de protéines parti à la benne. Ensuite, c'est piloté via une carte FPGA Red Pitaya qui a pour rôle de trier les signaux des millions de fois à la seconde. En ignorant au passage les affreux rayons cosmiques qui viendraient parasiter la mesure.
J'adore ces histoires de physique quantique. Puis ça bouge dans tous les sens en ce moment, entre
l'informatique quantique qui passe en open source
et les physiciens du CERN qui
fabriquent un qubit avec de l'antimatière
. Mais là, avec sa 8-ball directement branchée à l'univers, il n'a pas eu besoin d'un labo à plusieurs millions mais juste d'une LED, d'un miroir et de pas mal de débrouille.
Après pourquoi se donner tout ce mal alors que votre PC sait déjà cracher du hasard ?
Hé bien parce que JUSTEMENT, le hasard de nos ordis c'est l'arnaque. C'est basé sur un algo qui imite très bien le chaos, mais qui reste prévisible si on connaît son point de départ. Tout le défi, comme
le raconte David sur son blog
, ça a été de prouver que ces bits sont du vrai hasard quantique et pas juste les ratés de son détecteur qui jouent les imposteurs. Mais bonne nouvelle, sa machine a passé tous les tests statistiques de référence du NIST sur 1 milliard de bits. Donc je pense qu'il est bon, y'a pas de schéma prédictible caché dans sa machine.
Après si vous voulez vous en faire une pour prendre toutes les décisions importantes de votre vie, sachez quand même que c'est lent de fou. On est à 2300 bits par seconde et comme ça tourne dans le labo de David, ça peut parfois se retrouver hors ligne.
Mais peu importe, c'est génial comme idée je trouve ! Bravo à lui !
Chinese AI models are undercutting OpenAI and Anthropic on price, but enterprise adoption depends on security, compliance, and data-governance trade-offs.
DNS4EU
dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.
Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?
Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.
La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.
Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.
Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné
par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU
.
Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !
Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.
Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...
Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l'
Italie avec son Piracy Shield
qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.
Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.
Y'a un truc dont on parle pas assez dans le milieu tech je trouve, et pourtant tout le monde le constate : Une grande partie des communautés autour du logiciel libre, de Linux, du dev...etc sont devenues des endroits franchement hostiles. Des clubs fermés, peuplés quasi exclusivement de mecs, qui passent leur temps à expliquer aux autres qu'ils sont de gros nuls, qu'ils posent des questions de noobs, ou encore qu'ils ne tapent pas sur leur clavier comme il faut et j'en passe... Oui je parle bien entre autres du fameux barbu Linux qui vous toise parce que vous utilisez Ubuntu et pas Arch que vous avez compilé à la main.
Et le pire, c'est que tout ça est documenté et chiffré, et même reconnu par les pontes du milieu eux-mêmes ! Vous allez voir...
Prenez Linus Torvalds par exemple. C'est le créateur de Linux et pendant des années, il a insulté publiquement des développeurs sur la mailing list du kernel, leur balançant que leur code était une honte et compagnie. En septembre 2018, il a toutefois fini par mettre les choses à plat dans un
mail d'excuses
où il écrit noir sur blanc que ses attaques étaient "non professionnelles et injustifiées", et qu'il voulait s'excuser auprès des gens que son comportement avait blessés et je cite, "possiblement complètement chassés du développement du kernel". Il a même pris une pause pour aller se faire aider à comprendre ses émotions. Si même le mec au sommet de la pyramide reconnaît qu'il a fait fuir des contributeurs à coups de mépris, vous imaginez un peu l'ambiance qui grouille en dessous...
D'ailleurs, trois ans plus tôt, en 2015, une développeuse majeure du kernel avait déjà claqué la porte. Sarah Sharp, celle qui maintenait le pilote USB 3.0, était pourtant loin d'être une débutante. Dans son billet
Closing a door
, elle explique notamment qu'elle n'arrive plus à contribuer à une communauté où elle était respectée pour ses compétences mais jamais respectée en tant que personne.
Violence verbale, blagues sexistes et homophobes, voilà tout ce qu'elle subissait. Et en 2015, malheureusement, elle criait vraiment dans le désert. Personne ne l'a écouté et il aura fallu attendre 2018 et les excuses de M. Torvalds pour capter qu'il y avait un sérieux problème.
Je vous ai dit aussi que j'avais des chiffres, alors les voilà... En 2017, une
étude publiée dans PeerJ
a analysé plus de 3 millions de pull requests sur GitHub et le résultat bien que fascinant m'a déprimé. Le code proposé par des femmes est accepté à un taux plus élevé que celui des hommes, environ 79% contre 75%. SAUF quand leur genre est identifiable. Cela veut dire que quand on sait que c'est une femme, on accepte moins son code, alors même qu'en moyenne il est meilleur. Affreux non ?
La même année, l'enquête
Open Source Survey de GitHub
plantait également le décor en annonçant qu'il y avait environ 95% d'hommes, 3% de femmes et 1% non binaire parmi les contributeurs (le 1% restant c'est l'arrondi, btw). Et tristement, les femmes rapportaient bien plus souvent du langage qui les mettait mal à l'aise, et des remarques stéréotypées ("Pas mal pour une femme !", "T'es blonde ou quoi ?", ce genre de saloperies sexistes).
Voilà où en est la belle méritocratie du logiciel libre !
Et du côté de l'entraide soi-disant légendaire, c'est pas plus glorieux. Stack Overflow, le site où des millions de devs vont chercher de l'aide tous les jours, a carrément publié en 2018 un
mea culpa officiel
. Leur responsable "culture" y écrit que trop de gens vivent Stack Overflow comme un endroit hostile ou élitiste, en particulier les codeurs débutants, les femmes et les personnes de couleur.
Le vrai problème, selon lui, ce n'est pas la communauté, c'est qu'on a appris aux utilisateurs à dire aux autres ce qu'ils font de travers sans jamais leur apprendre à le faire correctement. C'est ce bon vieux RTFM de connard balancé à la gueule des débutants qui après n'osent plus poser de question.
Et tout ça, ça coûte cher, figurez-vous. Oui, oui, la
Tech Leavers Study du Kapor Center
, en 2017, a chiffré à 16 milliards de dollars par an le coût du turnover provoqué par une culture de travail injuste dans la tech. Les femmes, les minorités, les gens qui ne rentrent pas dans le moule, bah ils se barrent. Une autre enquête,
Elephant in the Valley
, montrait même que 60% des femmes de la Silicon Valley qui avaient +10 ans d'expérience avaient subi des avances sexuelles non désirées.
Bon, maintenant je vais quand même vous parler de moi, parce que tout ça, je le constate aussi depuis vingt ans.
Pour ma part, si je me suis retiré des réseaux sociaux, et je parle même des réseaux plus barbus, les Mastodon et compagnie censés être plus sains, c'est à cause de ça. Cette hostilité permanente, ce besoin maladif de certains de vous expliquer pourquoi vous avez tort, pourquoi votre choix technique est nul, pourquoi vous n'êtes pas un "vrai". Et si j'ai fermé mes commentaires il y a des années, c'est exactement pour la même raison. Pas parce que je ne voulais plus discuter avec vous, mais parce que je ne voulais plus servir de défouloir à une poignée de types qui confondent intelligence et agressivité.
Sachez que sur cette planète, 100% des problèmes que j'ai eus (et que j'ai encore) dans ma vie perso comme dans ma vie pro, ont été causés par des hommes. Pas 90%. 100% ! Et à chaque fois que quelqu'un m'a défendu, m'a tendu la main, m'a aidé quand j'étais au sol, c'était dans 80% des cas des femmes. Alors je le dis tout simplement, merci à elles, vraiment, du fond du cœur.
Donc voilà, messieurs les toxiques de la tech, sachez-le, je vous évite du mieux que je peux, parce que vous n'êtes pas les personnes ouvertes et sympathiques que vous pensez être. J'ai toujours refusé de rentrer dans vos cases et je pense que pour votre bien et celui du Monde en général, ce serait chouette à un moment d'arrêter de vous comporter en boy's club de connards, et surtout arrêter de croire que la tech vous appartient et que tous ceux qui ne pensent pas comme vous méritent de se faire détruire en place publique.
Et aux femmes, aux noobs, aux curieux, et à tous ceux qui ne sont pas ces clones qui se marrent à chaque blague sexiste, sachez que la tech, elle est à tout le monde.
Elle l'a toujours été d'ailleurs.
Franchement, je vous le dis, moi je trouve ça triste parce que ce milieu, moi je l'aime, j'y suis depuis le tout début, probablement bien avant eux et le voir se transformer en cour de récré pour mecs aigris incapables de gérer leurs émotions, et voir surtout que ça empire d'année en année, bah ça me fout le cafard.
Ah et si mon article vous a donné la rage et que vous voulez me casser la gueule, c'est probablement parce que vous vous êtes bien bien reconnu en 4K UHD Dolby Atmos avec les sous-titres et que vous venez de comprendre que vous n'êtes pas ce gars altruiste que vous pensez être... Déso / pas déso 😘 hein.
Decrazyo vient de sortir
ANES
, un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.
Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.
Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.
En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.
Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.
Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait
pour la beauté du geste
.
Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.
Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la
scène homebrew NES
, 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de
tordre ce hardware
dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont
sur le GitHub de Decrazyo
, sous licence GPL, si vous voulez fouiller.
Pour la première fois, on connaît le titre exact d'un livre antique sans avoir ouvert le livre. Les chercheurs de la Vesuvius Challenge ont lu, écrit en plein milieu d'un papyrus carbonisé, la mention "Sur les vices, livre 1", un traité de philosophie grecque signé Philodème, un penseur épicurien actif au Ier siècle avant notre ère, dont le rouleau était resté soudé sur lui-même depuis l'éruption du Vésuve en l'an 79.
Ce rouleau, baptisé PHerc. 1667, vient d'être déchiffré d'un bout à l'autre. C'est le premier lu en entier.
Pour comprendre l'exploit, il faut imaginer l'état de ces documents : retrouvés en 1752 dans une luxueuse villa d'Herculanum, probablement celle du beau-père de Jules César, les quelque 1 800 rouleaux ont été changés en bâtons de charbon par la chaleur de l'éruption, au point que les dérouler à la main revient encore aujourd'hui à les réduire en miettes.
D'où l'idée, mise au point en vingt ans par Brent Seales, informaticien à l'université du Kentucky, de ne jamais y toucher. On glisse le rouleau dans un accélérateur de particules qui en réalise un scanner à rayons X d'une finesse extrême, on reconstitue en 3D chacune des couches enroulées à l'intérieur, puis on les déplie virtuellement à l'écran comme on aplatirait une viennoiserie feuilletée sans la déchirer.
Restait le pire. L'encre de l'époque est faite de carbone, exactement comme le papyrus brûlé qui la porte, donc elle est quasiment invisible sur les scans, et c'est là qu'intervient une IA entraînée à repérer les infimes différences de texture laissées par les lettres pour redessiner peu à peu un texte que l'œil humain ne voit pas.
Le résultat est franchement fort, avec 70 nouvelles colonnes de texte exhumées et, sur un autre rouleau, la mention "Philodème, Sur les dieux, livre 8" qui révèle aux historiens que cet ouvrage comptait plusieurs tomes, ce que personne ne soupçonnait jusqu'ici.
Et pour les spécialistes de l'Antiquité, ça compte vraiment, parce que la bibliothèque carbonisée d'Herculanum est la seule de tout le monde gréco-romain à nous être parvenue à peu près complète, et non en fragments recopiés au Moyen Âge par des moines.
Honnêtement, lire 2 000 caractères tracés par un Romain juste avant que tout brûle, ça vaut largement tous les chatbots qui écrivent des e-mails à votre place.
Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo.
L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wiki à piger comment le 6502 gère ses cycles d'horloge. Et pourtant, là, tout devient clair et facile puisque vous avez un éditeur de code intégré façon shell Unix, et vous implémentez le CPU, le PPU et l'APU dans l'ordre que vous voulez. Puis au fil de votre progression, vous débloquez des ROMs et des homebrews à faire tourner dans l'émulateur que vous venez de pondre. Et pour vérifier que votre code tient la route, le jeu fournit même des tests unitaires, des tests vidéo et des tests audio.
Mais le truc qui m'a scotché dans ce "jeu", c'est le debugger. Dans celui-ci, vous avez droit à un visualiseur de mémoire, un log d'instructions, les nametables, la CHR, les sprites, les palettes, les canaux APU affichés un par un, le monitoring du contrôleur... l'arsenal complet du mec qui développe pour de vrai, mais emballé dans une interface gaming. Y'a même un tuto interactif pour apprendre l'assembleur 6502 si vous débarquez sans rien connaître...
Voilà, c'est génial pour apprendre des concepts liés à l'émulation et au développement de jeux retro. On savait déjà qu'il était possible d'
apprendre Prolog grâce aux Pokemon
ou de recréer une
carte 3dfx de zéro
et voilà que maintenant, on nous propose carrément de dompter l'émulation de la NES.
Puis surtout, une fois que vous maitriserez un peu plus, le mode libre de EmuDevz vous permettra de commencer à coder des émulateurs pour d'autres systèmes. Ah et y'a même une bande son retro-synthwave dans l'appli pour se mettre dans l'ambiance.
Vous vous souvenez de la première fois que vous avez lancé Half-Life 2 et que vous avez attrapé une caisse avec le gravity gun ? Eh bien un lycéen qui se fait appeler slqnt vient de remettre tout ça dans votre navigateur, gratuitement, sans avoir à installer Steam ni à télécharger le moindre gros paquet. Ça se passe sur
hl2.slqnt.dev
, c'est en ligne depuis hier, et le jeu tourne tout en fluidité, largement au-dessus des 60 images par seconde directement sous Chrome.
Sur mobile par contre, il vous faudra un clavier branché parce que les contrôles tactiles sont quasi inexistants pour l'instant, mais sur un PC, vous lancez la page et vous voilà à Black Mesa East.
Maintenant, le plus intéressant c'est comment il s'y est pris, parce que porter un jeu bâti sur le moteur Source de Valve (le même que celui de 2004, successeur de GoldSrc) dans un onglet, ça ne se fait pas en claquant des doigts.
Et slqnt n'est pas parti de zéro puisque c'est un copain qui lui a montré un portage de Portal fait par un autre dev nommé weliveinhell. Ce projet open source était d'ailleurs lui-même un fork de
nillerusr/source-engine
, c'est-à-dire une version modifiée de la fuite du code du moteur Source de Team Fortress 2 qui a circulé en 2020. Voilà pour la base du truc qui n'est ni plus ni moins que le moteur leaké patiemment retapé par la communauté.
L'astuce de ce portage tient dans un mode de rendu appelé ToGLES. En gros le moteur sait parler OpenGLES, le truc qu'on utilise d'habitude pour les applis Android, sauf qu'Emscripten sait traduire ces appels en WebGL2 dans le navigateur. Résultat, slqnt n'a eu quasiment aucun travail à faire côté affichage, le plus dur étant déjà fait.
Le casse-tête par contre, ça a été d'abord les assets, parce que cette version du moteur date d'avant la réédition anniversaire de HL2 et ne supportait pas ses fichiers. Il a donc fallu basculer sur la branche steam_legacy de Steam, puis dépaqueter tous les VPK du jeu et les redécouper en fichiers .data, un par carte, pour que le navigateur les charge au fur et à mesure.
Et puis il y a eu les animations faciales. C'était l'une des grandes fiertés techniques de HL2 à sa sortie, la façon dont les visages bougeaient en parlant. Sauf que ça faisait tellement planter le portage que slqnt a fini par désactiver complètement le système pour avoir quelque chose de stable.
Du coup le G-Man vous fait son monologue d'intro avec un visage figé, mais au moins ça tourne. Le reste de
son journal de bord
est également une jolie liste de galères de bidouilleur, vu de l'intérieur avec au hasard, les sauvegardes à recâbler sur le système de fichiers d'Emscripten, les batteries et medkits qui ne fonctionnaient pas, le gravity gun qu'Alyx vous tend mais qui n'arrivait jamais dans l'inventaire, les PNJ qui s'effondraient et mouraient au hasard, les headcrabs qui ne faisaient aucun dégât, l'eau toute noire et j'en passe...
Petit détail qui parle à quiconque a déjà bidouillé un jeu, il a dû remapper l'accroupissement sur la touche C, parce que CTRL déclenchait des raccourcis du navigateur qui pourrissent la partie.
Reste maintenant la question que tout le monde se pose : Est-ce que Valve est au courant ? Parce qu'un portage qui repose sur du code moteur leaké et sur les assets du jeu, légalement, c'est une zone grise bien grise qui tire vers le noir.
Valve a toujours été plutôt cool avec sa communauté de moddeurs, mais ça pourrait disparaître du jour au lendemain. Après si l'idée d'un jeu Source qui tourne dans un onglet vous fait marrer, c'est exactement le même esprit que ce
Portal 2 transformé en serveur web
, ou que ce
Doom qui tourne avec juste du CSS
. Mettre les vieux FPS dans le navigateur, c'est presque devenu un sport, je vous en parlais déjà avec
Wolfenstein 3D
.
Bref, foncez essayer tant que c'est en ligne. Et si vous y arrivez sur mobile sans clavier, écrivez vite un bouquin pour raconter comment vous avez fait !
The Razer Seiren V3 Pro arrives as a pro‑level streaming microphone that finally feels like the centerpiece of Razer’s recent run of impressive peripherals. It pairs studio‑grade hardware — a large 30 mm dynamic capsule, USB‑C and XLR outputs, and tactile controls — with deep Synapse software and Chroma RGB flair, aiming to satisfy both serious creators and RGB enthusiasts.
This review cuts through the marketing: I’ll show what the mic actually sounds like, how its software and features stack up against rivals, and whether it’s worth swapping in for your current setup.
Razerhad no input, nor did it see the contents of this review, prior to publication.
What it is
The Razer Seiren V3 Pro ($249.99 / €289.99) is a hybrid dynamic microphone tailored specifically for streamers, podcasters, and music producers.
At its heart sits a custom 30 mm dynamic capsule purpose-built to capture broadcast-style depth and natural warmth.
Structurally, it features a robust, resonance-resistant zinc unibody frame paired with an integrated, vibration-dampened adjustable arm mount.
To round out its premium aesthetic, it includes a gorgeous Razer Chroma RGB lighting ring that doubles as a real-time status and live mute indicator, which can be enabled by the mic button.
Quick set up
(Image credit: Daniel Rubino)
Unboxing the Razer Seiren V3 Pro is refreshingly simple. Unlike many high-end microphones that leave you scrambling to buy external accessories, this mic is entirely ready to rock right out of the box.
It features an included desktop stand, a built-in shock absorber, and a removable pop filter. Just plug it in via the included USB Type-C cable, complete a quick configuration, and you are up and running.
If you want to jump into the pro tier immediately, you can just as easily route an XLR cable (not included) straight from the base into an audio interface or mixer.
It’s a frictionless setup that gives you studio-grade enhancements with zero technical expertise required.
How it's different
USB, XLR, microphone port, and gain control are on the bottom of the Seiren V3 Pro. (Image credit: Daniel Rubino)
The Seiren V3 Pro separates itself from the pack by flawlessly bridging mainstream USB convenience and professional XLR performance.
Its primary direct competitor in this hybrid category is the HyperX Flipcast, which we've also reviewed. However, the Seiren V3 Pro secures a massive hardware victory right away: it includes a high-quality desktop stand and integrated shock mount in the box, whereas the Flipcast notoriously ships without a stand or boom arm, forcing an immediate extra purchase.
Furthermore, the software support here is on an entirely different level. While HyperX’s NGENUITY app offers rudimentary controls, Razer Synapse unlocks deep, granular audio customization:
32-Bit Float Support: Available via Synapse, this format captures a dramatically wider dynamic range to effectively eliminate digital clipping and distortion.
Advanced Audio DSP: Houses an advanced parametric EQ, noise gate, compressor, limiter, and AI noise remover directly powered by an onboard hardware engine.
Synapse Advanced Mixing: Allows for multi-channel stream routing right within the application interface.
What it's great at
A big mute button on the side is enabled/disabled with a light tap, so you don't disturb the mic while on a mount. (Image credit: Daniel Rubino)
The biggest hardware triumph here is the dual-connectivity workflow. Having both USB-C and XLR connections on one microphone offers massive advantages, though it comes with standard hybrid trade-offs:
The Pros: It provides immense versatility. Newcomers can start with a simple, plug-and-play desktop configuration and seamlessly transition into an advanced analog signal chain down the road without buying a new microphone. Interestingly, you can keep both the USB and XLR cables plugged in simultaneously and dynamically switch between them on your Windows PC.
The Cons: You are paying a premium for dual internal electronics, and advanced Synapse software functions (like 32-bit float, the parametric EQ, and advanced mixing) are strictly limited to the digital USB connection.
During testing, there wasn't a noticeable difference in tonal warmth when swapping between the two connections, but the USB interface emerged as the clear favorite for me purely because it unlocks Synapse's superior sound features and DSP suite.
My experience otherwise with the mic has been great. You can hear it in action in the short review video accompanying this article, as well as on our recent Windows Central Podcast, Episode #396.
For now, I plan to keep using this mic over my HyperX ProCast. While the ProCast is an excellent, gold-sputtered large-diaphragm XLR condenser, it is strictly analog, requires 48V phantom power, and entirely lacks the modern digital conveniences, RGB integration, and software agility that make the Seiren V3 Pro so effortless to use daily.
Plus, while the ProCast had an original MSRP of $199.99 and dropped as low as $99.99 on sale, it now appears to be discontinued and increasingly hard to find, completely out of stock at both Best Buy and HyperX.
Daniel RubinoDaniel RubinoDaniel Rubino
The Razer Synapse software features offer brilliant audio tuning, particularly the automatic environment noise test and AI noise remover. They do a spectacular job of silencing background hums and room reflections.
The Razer Synapse setup here was awesome: Hit a button and record yourself talking for 10 seconds. Hit another button and say nothing for 10 seconds. Then answer a few questions, e.g., what is your goal here (streamer, podcast, general, etc.) and what do you have fans running, environmental noise, etc. From that data, the system suggests your tuning, which you can then accept, and you're done. You can re-run the process anytime in Synapse should anything change.
The only minor catch is that the aggressive noise cancellation can occasionally cut your voice out a bit during quieter moments. Because of this, some manual tweaking of the noise gate threshold may still be needed to get it dialed in perfectly.
Finally, if you are already invested in Razer’s ecosystem—sporting a Razer keyboard, mouse, or monitor—adding this mic beautifully completes the package. The Chroma RGB ring integrates flawlessly into your existing lighting profiles, satisfying RGB enthusiasts while giving clear visual feedback on your live mute status via the tap-to-mute sensor.
Who's it for
The mic is "naked" without its pop-filter, which slides off. (Image credit: Daniel Rubino)
This microphone is built for the forward-thinking content creator. It is perfect for game streamers, podcasters, and hybrid musicians who want beautiful aesthetic flair and USB simplicity today, but demand the studio-grade security of an XLR output as their production setup grows.
Should you buy the Razer Seiren V3 Pro?
I ended up liking the Seiren V3 Pro more than I expected, largely due to the software and DSP controls. (Image credit: Daniel Rubino)
You should buy it if ...
✅ You want USB‑C now, XLR later.
✅ You use Razer Synapse/Chroma and want full integration.
✅ You need onboard DSP (32‑bit float, AI noise removal) to cut post‑work.
You should not buy this if ...
❌ You prefer a pure XLR, software‑free workflow.
❌ You’re on a tight budget and don’t need RGB or Synapse.
❌You need full feature parity on macOS without Windows Synapse.
Admittedly, my "you should not buy ifs" here are nitpicky. You can just use this as an XLR mic with a software-free workflow if you want and not worry about USB or software. But there are also more affordable XLR-only mics, hence the con.
At $249.99, Razer positions the Seiren V3 Pro firmly in the higher-end premium tier compared to the HyperX Flipcast (which currently sits at $179.99 against a $229.99 MSRP) and the now-evaporated ProCast.
However, for me, the incredible Razer Synapse DSP more than makes up for that higher cost. The sheer quality of the out-of-the-box hardware processing saves massive time in post-production. I didn't expect that to be the big selling point, but it's clever software and the kind of "don't think about it" setups I prefer.
While you could look at other heavy hitters at this price point like the Shure MV7+ or SteelSeries Alias Pro, Razer brings an unmatched physical build quality, out-of-the-box completeness, and ecosystem synergy to your desk. It delivers studio sound, simply and effortlessly.
Razer
Razer Seiren V3 Pro Microphone
Razer's new studio‑grade mic with 32‑bit float clarity, USB/XLR flexibility, built‑in DSP and pop filter, RGB status ring, and durable zinc design for clean, professional sound in streaming or recording setups.
Low-angle shot of the Razer Seiren V3 Pro mic plugged into a USB-C cable next to its box, illuminated by a vivid blue and cyan background.
Low-angle shot of the Razer Seiren V3 Pro mic plugged into a USB-C cable next to its box, illuminated by a vivid blue and cyan background.