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Systemd-analyze - L'outil indispensable pour accélérer son boot Linux

Vous trouvez que votre Linux met 3 plombes à démarrer et vous regardez l'écran de boot défiler en vous demandant ce qui peut bien prendre autant de temps ?

Hé bien bonne nouvelle los amigos del manchos, si vous utilisez une distribution basée sur systemd (comme Debian, Ubuntu, Fedora, Arch, et compagnie), il existe un outil natif déjà installé qui permet de diagnostiquer tout ça : systemd-analyze

Ce truc c'est un peu le médecin légiste de votre démarrage système. Il dissèque chaque étape, identifie les unités qui traînent la patte, et vous permet de comprendre où part votre précieux temps. Pour ceux qui débarquent, systemd est le système d'initialisation adopté par la plupart des distributions modernes, et il permet justement de lancer plein de trucs en parallèle pour gagner du temps.

Pour commencer, la commande de base c'est tout simplement :

systemd-analyze time

Elle vous sort un récapitulatif du temps passé dans chaque phase, généralement le kernel, l'initrd (le RAM disk initial), et l'espace utilisateur. Selon votre configuration, vous pourriez aussi voir passer le firmware ou le bootloader. Ça donne un truc du genre "Startup finished in 2.5s (kernel) + 19s (initrd) + 47s (userspace)". Déjà là, vous savez si le problème vient de votre noyau ou de vos services.

Mais le truc vraiment cool pour fouiller un peu plus dans le détail, c'est :

systemd-analyze blame

Cette commande vous balance la liste des unités systemd, triées par le temps qu'elles ont mis à s'initialiser. C'est un peu comme un classement des cancres de la Ve République. Vous voyez direct qui sont les boulets qui ralentissent tout le monde. Genre ce service réseau qui attend 20 secondes une connexion qui n'arrivera jamais, ou ce truc de logs qui prend son temps pour se réveiller.

Attention quand même, y'a un petit piège car un service qui met 10 secondes à démarrer ne signifie pas forcément que votre boot est rallongé de 10 secondes. Pourquoi me diriez-vous ? Hé bien parce que systemd lance plein de trucs en parallèle. Un service peut donc prendre son temps tranquille pendant que d'autres bossent en même temps sans bloquer personne.

Pour vraiment piger ce qui coince sur le chemin critique, lancez plutôt :

systemd-analyze critical-chain

Ça, c'est le top car ça vous montre la chaîne critique, c'est-à-dire la séquence exacte d'événements qui détermine vraiment votre temps de démarrage final. Vous voyez exactement quelles unités sont sur le chemin et lesquelles attendent les autres. Le temps après le "@" indique quand l'unité est devenue active, et le temps après le "+" montre combien de temps elle a pris pour démarrer. C'est bien plus fiable que blame pour identifier les vrais goulots d'étranglement.

Et si vous êtes du genre visuel, y'a même :

systemd-analyze plot > boot.svg

Et avec ça, hop, ça génèrera un magnifique graphique SVG qui représentera la chronologie de votre séquence de boot. Vous pourrez ensuite l'ouvrir dans votre navigateur et voir en un coup d'oeil ce qui démarre quand et combien de temps ça dure. C'est super pratique pour épater la galerie ou juste visualiser l'ordre de lancement.

Maintenant, une fois que vous avez identifié les coupables, comment on fait pour accélérer tout ça ?

Déjà, vous pouvez désactiver les services dont vous n'avez pas besoin avec :

sudo systemctl disable nom-du-service

Gardez en tête que disable supprime seulement le lancement automatique au boot, mais n'empêche pas une activation indirecte via une dépendance ou un socket. Si vous voulez vraiment qu'un service ne démarre plus jamais, utilisez mask. Et surtout, ne désactivez pas n'importe quoi comme un bourrin, hein ! Je vous connais ! Non, non, avant de toucher à un service, vérifiez d'abord ce qui en dépend :

systemctl list-dependencies nom-du-service

Car si vous cassez un truc important, votre système risque de ne plus démarrer correctement. Donc si vous n'êtes pas sûr, gardez vos mimines dans vos poches. D'ailleurs, si vous bidouillez vos fichiers d'unité (comme pour automatiser Shiori par exemple), sachez que vous pouvez aussi les vérifier pour débusquer les erreurs avec :

systemd-analyze verify /chemin/vers/unite.service

C'est super pratique pour éviter les mauvaises surprises au prochain redémarrage. Voilà et si vous cherchez d'autres astuces pour optimiser votre machine Linux , n'hésitez pas à jeter un oeil à mon article sur TLP.

Ah j'oubliais, y'a aussi la commande systemd-analyze security qui permet d'analyser le niveau d'exposition sécurité de vos services. Elle attribue un score heuristique d'exposition basé sur les options de durcissement (hardening) actives. Plus le score est bas, mieux le service est protégé contre d'éventuelles failles. C'est donc un excellent point de départ pour identifier les services qui mériteraient un peu plus de love côté isolation.

Bref, cet analyseur de démarrage c'est vraiment l'outil indispensable pour qui veut comprendre et optimiser son boot Linux. C'est natif, c'est puissant, et ça vous évite de passer des heures à chercher pourquoi votre machine met autant de temps que vous à se réveiller le matin ^^.

Nano11 - Windows 11 passe sous la barre des 3 Go

2,8 Go. C’est tout ce qu’il faut à Nano11 pour faire tourner Windows 11. Et cette prouesse, on la doit à NTDEV, le développeur derrière le projet Tiny11 que vous connaissez peut-être déjà. Ce dernier vient encore de repousser les limites du dégraissage de Windows à un niveau que même Microsoft n’aurait jamais imaginé.

Pour mettre les choses en perspective, faut savoir qu’une installation standard de Windows 11 pèse facilement entre 20 et 30 Go selon les versions. Avec Nano11, on parle d’un ISO de seulement 2,2 Go et d’une empreinte disque de 2,8 Go une fois installé. C’est donc 3,5 fois plus petit que Tiny11, qui était déjà considéré comme ultra-léger.

Alors comment NTDEV a-t-il réussi cet exploit ? Et bien en virant absolument tout ce qui n’est pas indispensable au démarrage du système. Et quand je dis tout, c’est vraiment TOUT. Windows Update ? Dégagé. Microsoft Defender ? Aux oubliettes. Teams, Copilot, le nouveau Outlook qui est une catastrophe ambulante ? Disparus. Même les applications les plus basiques comme Météo ou Actualités ont sauté.

Le développeur ne cache pas que Nano11 est un “script expérimental extrême” conçu pour créer un environnement de test rapide et minimaliste. Sur son blog officiel , il indique utiliser maintenant la compression LZX au lieu de XPRESS, ce qui réduit encore plus la taille finale mais demande beaucoup de RAM pendant le processus de création.

Ce qui reste après le passage de Nano11, c’est donc vraiment le strict minimum à savoir le noyau Windows, l’interface graphique de base, et c’est à peu près tout. Pas de Windows Store, pas de possibilité d’ajouter des langues ou des pilotes après coup, pas de mises à jour de sécurité. C’est une installation figée dans le temps, impossible à maintenir ou à faire évoluer.

NTDEV lui-même prévient que Nano11 n’est absolument pas destiné à un usage quotidien. C’est plutôt pensé pour les développeurs qui ont besoin d’un environnement Windows ultra-léger pour tester rapidement une application, ou pour faire tourner des machines virtuelles sans bouffer toute la RAM disponible. L’installation se fait rapidement, et c’est donc parfait pour des tests.

Ce qui est chouette avec ce projet, c’est qu’il démontre à quel point Windows 11 est bourré de composants optionnels. Microsoft recommande officiellement 64 Go de stockage minimum, mais en réalité, le système peut tourner avec moins de 3 Go si on enlève tout le superflu.

Pour ceux qui veulent tester, le script Nano11 est disponible sur GitHub et il fonctionne avec n’importe quelle édition de Windows 11 (Pro, Home, LTSC). Le script prend en charge toutes les architectures et peut créer une image dans n’importe quelle langue, mais attention, une fois installé, impossible d’en ajouter d’autres. La dernière version de septembre 2025 est compatible avec Windows 11 24H2 et même les builds Canary les plus récentes.

Alors c’est sûr que Nano11 ne remplacera jamais votre Windows principal. C’est un proof of concept technique plus qu’autre chose mais si vous avez un vieux PC qui traîne ou si vous voulez créer une VM Windows ultra-légère pour un test rapide, ça peut valoir le coup d’œil.

Maintenant pour les utilisateurs qui cherchent un compromis entre légèreté et fonctionnalité, le script tiny11maker.ps1 reste une meilleure option car il dégraisse Windows tout en gardant la possibilité d’installer des mises à jour et d’ajouter des fonctionnalités par la suite.

Amusez-vous bien avec ce truc !

Comment optimiser les performances de votre site avec o2switch ?

– Article en partenariat avec o2switch

Hello à tous,

Dans une précédente vidéo, nous avions découvert ensemble comment créer et configurer un site WordPress avec o2switch, cet hébergeur français qui propose des offres complètes et adaptées à tous les types de projets web.

Et aujourd’hui, nous allons aller encore plus loin en explorant les outils d’optimisation de performances proposés par o2switch pour transformer votre site en véritable fusée !

Car vous le savez, la vitesse de chargement d’un site web est cruciale, non seulement pour l’expérience utilisateur mais aussi pour le référencement. En effet, Google pénalise les sites lents et récompense ceux qui s’affichent rapidement, alors c’est pourquoi il est essentiel d’optimiser au maximum les performances de votre site, que ce soit un WordPress ou autre chose.

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