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Dotenv Mask Editor - Fini les clés API à l'air libre

Et si vos fichiers .env se transformaient en un joli tableau avec des astérisques partout afin d'assurer la confidentialité de vos clés API et autres crédentials ? Hé bien c'est exactement ce que propose Dotenv Mask Editor , une extension VS Code qui remplace carrément l'éditeur texte par une grille.

Du coup, vos clés API, tokens AWS, mots de passe PostgreSQL et autres STRIPE_SECRET_KEY s'affichent sous forme de ****** et vous pouvez bosser dessus même si quelqu'un mate par-dessus votre épaule.

En gros, dès que vous ouvrez un fichier .env (ou .env.local, .env.production... bref, tout ce qui matche le pattern), l'extension vous présente vos variables dans un tableau à deux colonnes. Les clés à gauche, les valeurs masquées à droite. Pour modifier une valeur, hop, vous cliquez dessus et elle se dévoile le temps de l'édition. Vous cliquez ailleurs, c'est re-masqué. Pas de sauvegarde manuelle à faire, ça se fait tout seul.

Le masquage se déclenche à partir de 6 caractères (en dessous, c'est probablement pas un secret... genre PORT=3000 ou DEBUG=true, on s'en fiche). Et le truc cool, c'est que tout tourne en local sur votre machine.

Si vous vous dites "mais attends, y'a pas déjà Camouflage pour ça ?"... oui et non. Camouflage masque vos secrets avec un overlay pendant les démos et le partage d'écran, mais vous continuez à éditer dans l'éditeur texte classique. Dotenv Mask Editor, lui, change complètement l'interface, c'est un éditeur de tableau dédié aux variables d'environnement. Deux approches différentes du coup, et rien ne vous empêche d'utiliser les deux.

L'extension est sous licence MIT, fonctionne sur toutes les plateformes (Windows, Linux, macOS, même VS Code Web) et vous pouvez ajouter des patterns de fichiers personnalisés dans vos settings.json.

D'ailleurs, si vous voulez l'installer, c'est du classique : Ctrl+Shift+X dans VS Code (Cmd+Shift+X sur Mac), vous tapez "dotenv mask" et voilà.

Avec ça, vos secrets restent secrets mais faut quand même pas oublier de mettre votre .env dans le .gitignore hein. ^^

MkEditor - L'éditeur Markdown que personne n'attendait

Moi, j’adore quand quelqu’un fabrique un truc juste parce qu’il en a envie, sans business plan, sans pitch deck, sans lever de fonds. Juste un dev, son clavier, et l’envie de créer.

Et bien c’est exactement ce qui s’est passé avec MkEditor, et ça fait du bien !

Le créateur de MkEditor (qui se décrit lui-même comme “un peu timide pour partager ses créations”) a passé plusieurs années à maintenir cet éditeur Markdown qui respecte les specs CommonMark.

Pourquoi ?

Et bien pas pour concurrencer Obsidian ou Typora. Pas pour devenir la prochaine licorne de la tech. Non, non, juste parce qu’il voulait comprendre comment VSCode fonctionnait en détail. Et ce qu’il nous a pondu, c’est un éditeur qui utilise Monaco Editor de Microsoft, le même moteur qui fait tourner VSCode.

Alors oui, on va me dire “mais Korben, il existe déjà 50 éditeurs Markdown”. C’est vrai et ces éditeurs ont su se rendre incontournables pour les développeurs et les équipes. Obsidian cartonne avec son graph view, Typora fait toujours rêver avec son rendu en temps réel. Mais MkEditor a quelque chose de différent : Il ne cherche pas à révolutionner quoi que ce soit. Il fait juste très bien ce qu’il fait.

L’outil embarque des fonctionnalités plutôt sympas. D’abord, vous avez un split screen redimensionnable avec synchronisation du scroll entre l’éditeur et la preview. Ensuite, des raccourcis clavier personnalisables pour formater votre texte ou insérer des blocs de code. Et il y a même de l’autocomplétion pour les langages dans les code blocks, exactement comme dans VSCode.

Ce qui est bien pensé aussi, c’est l’export HTML. Vous pouvez comme ça générer du HTML brut ou une version stylée avec Bootstrap et FontAwesome directement injectés dans le <head>. Pratique quand vous voulez partager un document qui a de la gueule sans vous prendre la tête avec le CSS. Les paramètres sont configurables soit via l’interface, soit directement dans un fichier settings.json pour les puristes du terminal.

Le truc cool aussi, c’est qu’il y a la palette de commandes de VSCode. Vous tapez Ctrl+Shift+P (ou Cmd+Shift+P sur Mac) et boom, vous avez accès à toutes les commandes. Pour ceux qui vivent dans VSCode, c’est comme retrouver ses pantoufles.

Et si vous ne voulez pas installer l’application desktop (disponible en Electron pour Windows, Linux et macOS), vous pouvez tester directement la version web en cliquant ici. Pas de compte à créer, pas de données à fournir, vous arrivez et vous écrivez. C’est chouette non, à une époque où chaque app veut votre mail, votre 06 et votre groupe sanguin.

Le développeur l’avoue lui-même dans son post… il a créé MkEditor juste parce qu’il en avait envie, sans cas d’usage particulier, juste pour le plaisir de construire quelque chose. C’est cette philosophie qui résume tout ce que j’aime dans l’open source.

Le projet est donc sur GitHub si vous voulez contribuer ou juste jeter un œil au code. Le dev accepte les feedbacks et les rapports de bugs, toujours avec cette modestie qui caractérise les vrais artisans du code.

Alors non, MkEditor ne va pas détrôner les géants du Markdown et il ne va pas lever 10 millions (enfin, quoique, on ne sait jamais dans la vie…). Il n’aura peut-être même pas sa propre conférence annuelle, mais il existe, il fonctionne bien, et il est gratuit.

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