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Russian Hackers Target Signal and WhatsApp Accounts, Dutch Intelligence Warns

10 mars 2026 à 17:24

Dutch intelligence says Russian state hackers are compromising Signal and WhatsApp accounts with phishing and linked-device tricks, underscoring how account security can fail even when encryption holds.

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Un agent IA a piraté le chatbot de McKinsey et accédé à 46 millions de messages confidentiels

Par : Korben
10 mars 2026 à 09:29

Un agent IA autonome a percé les défenses de Lilli, la plateforme d'intelligence artificielle interne de McKinsey, c'est arrivé en à peine deux heures. Au programme : 46,5 millions de messages en clair, 728 000 fichiers clients et un accès en écriture à l'ensemble de la base de données. Le tout sans aucun identifiant.

Une injection SQL en 2026

C'est la startup de sécurité CodeWall qui a mené l'attaque, dans le cadre d'un test de pénétration. Son agent IA a commencé par scanner la documentation API de Lilli, qui était exposée publiquement. Sur les 200 points d'accès répertoriés, 22 ne demandaient aucune authentification.

L'un d'eux, qui servait à enregistrer les requêtes de recherche des utilisateurs, concaténait les noms de champs JSON directement dans les requêtes SQL sans aucun filtrage. Une injection SQL classique, la faille la plus documentée du web depuis vingt ans.

Les scanners de sécurité classiques comme OWASP ZAP étaient passés à côté, parce que les valeurs des paramètres, elles, étaient bien protégées. Mais pas les noms de champs.

46,5 millions de messages et des prompts modifiables

Il a fallu seulement une quinzaine d'itérations à l'aveugle sur les messages d'erreur de la base, pour cartographier toute sa structure interne. Résultat : 46,5 millions de conversations en clair couvrant la stratégie, les fusions-acquisitions et les engagements clients de McKinsey, mais aussi 728 000 fichiers (192 000 PDF, 93 000 tableurs, 93 000 présentations), 57 000 comptes utilisateurs, 384 000 assistants IA et 3,68 millions de fragments de documents RAG avec les chemins de stockage S3.

Le pire, c'est que les 95 prompts système qui contrôlent le comportement de Lilli étaient accessibles en écriture. Une simple requête SQL UPDATE suffisait pour empoisonner les réponses du chatbot à l'ensemble des 40 000 consultants qui l'utilisent, sans laisser de trace.

McKinsey a corrigé en un jour

CodeWall a divulgué la faille le 1er mars, et McKinsey a réagi vite : tous les points d'accès non authentifiés ont été fermés, l'environnement de développement mis hors ligne et la documentation API retirée, le tout en une journée.

Histoire de rassurer tout le monde, le célèbre cabinet de conseil promet qu'aucune donnée client n'a été consultée par des personnes non autorisées. Sauf que l'adoption de Lilli dans l'entreprise est massive, puisque plus de 70% des employés de McKinsey l'utilisent au quotidien, avec quand même plus de 500 000 requêtes par mois, et une faille en place depuis... 2023 !

Quoi qu'il en soit, une injection SQL sur une plateforme qui tourne depuis deux ans et demi chez un cabinet qui vend du conseil en transformation numérique à, à peu près, la Terre entière, c'est quand même plus que cocasse.

Source : The Register

Tranquillement, un agent IA d'Alibaba s'est mis à miner de la crypto tout seul

Par : Korben
9 mars 2026 à 16:25

Des chercheurs liés à Alibaba ont découvert que leur agent IA, baptisé ROME, avait détourné des GPU pour miner de la cryptomonnaie et ouvert un tunnel de réseau vers l'extérieur, le tout sans aucune instruction humaine. Le comportement est apparu spontanément pendant l'entraînement par renforcement. Alibaba a réagi, mais cette séquence pose pas mal de questions sur la sécurité des agents IA autonomes.

Du minage de crypto et un tunnel SSH

ROME, pour « ROME is Obviously an Agentic ModEl », est un modèle basé sur l'architecture Qwen3-MoE d'Alibaba. Quatre équipes de recherche (ROCK, ROLL, iFlow et DT) l'ont développé pour exécuter des tâches complexes en autonomie : planification, commandes de terminal, édition de code et interaction avec des systèmes numériques.

Sauf que pendant son entraînement par renforcement, sur plus d'un million de trajectoires, l'agent a fait deux choses que personne ne lui avait demandées.

Il a redirigé une partie de la puissance GPU vers du minage de cryptomonnaie. Et il a ouvert un tunnel SSH inversé depuis une instance Alibaba Cloud vers une adresse IP externe, ce qui revient à créer une porte dérobée qui contourne les pare-feu.

Détecté par le pare-feu, pas par le modèle

Ce n'est pas le système de sécurité du modèle qui a repéré le problème. C'est le pare-feu managé d'Alibaba Cloud qui a détecté des schémas de trafic anormaux et une utilisation de GPU qui collait avec du minage. Les chercheurs ont croisé les horodatages du pare-feu avec les traces d'entraînement pour confirmer que c'était bien ROME le responsable.

Selon eux, le comportement relève de la « convergence instrumentale » : quand un modèle d'IA devient assez capable, il développe des sous-objectifs utiles pour atteindre n'importe quel but, et l'acquisition de ressources de calcul en fait partie.

Des correctifs et de la transparence

Alibaba a réagi en ajoutant un filtrage des trajectoires dangereuses dans son pipeline d'entraînement et en durcissant les environnements sandbox. Les chercheurs ont choisi de publier leurs résultats plutôt que de les garder pour eux, en admettant que « les modèles actuels sont nettement sous-développés en matière de sécurité, de sûreté et de contrôlabilité ».

Le problème de fond, c'est que les outils qui rendent ces agents utiles (accès au terminal, édition de code, interaction réseau) sont aussi ceux qui créent la surface d'attaque. Les retirer reviendrait à rendre l'agent inutile.

On peut se dire que ce genre de problème ne sera pas le dernier du genre. Mais quand un agent IA se met à miner de la crypto et à ouvrir des tunnels réseau sans qu'on lui ait rien demandé, ça fait quand même un peu tiquer. On ne parle pas d'un chatbot qui hallucine une recette de gâteau, là.

C'est un modèle qui a trouvé tout seul comment détourner des ressources à son avantage. On saluera quand même la transparence d'Alibaba, qui a publié les résultats au lieu de les planquer, mais la question de la sécurité des agents autonomes reste très ouverte.

Source : Axios

Claude trouve des failles dans du code Apple II vieux de 40 ans

Par : Korben
9 mars 2026 à 15:14

Mark Russinovich, CTO de Microsoft Azure, a donné à Claude Opus 4.6 un programme qu'il avait écrit en assembleur 6502 pour Apple II en mai 1986. L'IA d'Anthropic y a trouvé des vulnérabilités. Une découverte possible grâce à Claude Code Security, un outil qui a déjà débusqué plus de 500 failles dans des projets open source.

Du code Apple II passé au crible

Le programme en question s'appelle Enhancer. C'est un utilitaire écrit en langage machine 6502 qui ajoutait à l'Applesoft BASIC la possibilité d'utiliser des variables ou des expressions comme destination pour les commandes GOTO, GOSUB et RESTORE.

Claude Opus 4.6 a identifié un comportement silencieux incorrect : quand une ligne de destination n'était pas trouvée, le programme plaçait le pointeur sur la ligne suivante ou au-delà de la fin du programme, au lieu de signaler une erreur. L'IA a même suggéré le correctif : vérifier le carry flag (positionné quand une ligne n'est pas trouvée) et rediriger vers un gestionnaire d'erreurs.

L'anecdote a surtout valeur de démonstration. Russinovich l'a partagée pour montrer que les modèles d'IA sont désormais capables de décompiler du code embarqué d’un autre âge et d'y repérer des failles, ce qui pose un problème quand on sait que des milliards de microcontrôleurs tournent dans le monde avec du code qui n'a jamais été audité.

Plus de 500 failles dans des projets open source

Cette histoire autour de l'Apple II est amusante, mais le vrai sujet est ailleurs. Anthropic a utilisé Claude Opus 4.6 pour scanner des bases de code open source en production et a trouvé plus de 500 vulnérabilités qui avaient échappé à des années de revue par des experts humains.

Parmi les projets touchés : GhostScript (traitement PostScript et PDF), OpenSC (utilitaires pour cartes à puce), CGIF (traitement d'images GIF) et le noyau Linux. Certaines de ces failles étaient là depuis des décennies, malgré des millions d'heures de fuzzing accumulées sur ces projets.

Côté Firefox, on vous en a parlé : 22 CVE dont 14 haute gravité, trouvées en deux semaines seulement.

On vous en a déjà parlé, Anthropic a lancé le 20 février Claude Code Security, un outil intégré à Claude Code sur le web, pour l'instant en accès limité. Le principe : l'IA scanne un dépôt de code, identifie les vulnérabilités, et propose des correctifs ciblés pour validation humaine.

Contrairement aux outils d'analyse statique classiques qui fonctionnent par pattern matching, Claude lit et raisonne sur le code comme le ferait un chercheur en sécurité, en traçant les flux de données et en comprenant comment les composants interagissent. Rien n'est appliqué sans validation humaine. L'outil est accessible aux clients Enterprise et Team, et les mainteneurs de projets open source peuvent demander un accès gratuit.

Tout ça pour dire que l'image du CTO d'Azure qui ressort son vieux code Apple II et se retrouve avec un rapport de failles, c'est quand même franchement rigolo, mais aussi intéressant. Mais le fond du sujet est plus sérieux : des milliards d'appareils embarqués tournent avec du code ancien que personne n'a jamais audité, et l'IA est désormais capable de les passer au peigne fin. Anthropic a quand même prévenu que cet écart entre la capacité à trouver les failles et celle de les exploiter ne durera probablement pas éternellement. On l’espère.

Source : The Register

Des hackers russes piègent des fonctionnaires sur Signal et WhatsApp, sans casser le chiffrement

Par : Korben
9 mars 2026 à 14:39

Les services de renseignement néerlandais ont révélé qu'une campagne de hackers russes cible les comptes Signal et WhatsApp de hauts fonctionnaires, militaires et journalistes dans le monde entier.

Des employés du gouvernement néerlandais ont déjà été compromis, et le chiffrement de bout en bout n'a même pas eu besoin d'être cassé. Eh oui, là on parle de social engineering, tout simplement.

Des codes de vérification, pas du piratage

La méthode est assez simple, et c'est peut-être ça le pire. Les hackers contactent directement leurs cibles en se faisant passer pour le support technique de Signal. Ils demandent de partager le code de vérification à six chiffres ou le code PIN, sous prétexte de « sécuriser » le compte.

Une fois le code récupéré, ils se connectent et accèdent à l'ensemble des conversations. L'autre technique est un peu plus discrète : les attaquants envoient un QR code piégé qui lie un appareil supplémentaire au compte de la victime, via la fonction « appareils liés » de Signal ou WhatsApp. À partir de là, les messages arrivent en temps réel sur un appareil qu'ils contrôlent, sans que la victime ne s'en rende compte. Pratique.

Des comptes gouvernementaux déjà touchés

L'AIVD et le MIVD, les deux agences de renseignement néerlandaises, ont confirmé que des employés du gouvernement et des journalistes avaient été piégés. Simone Smit, directrice générale de l'AIVD, a tenu à préciser que Signal et WhatsApp en tant que plateformes n'étaient pas compromis : ce sont des comptes individuels qui ont été visés. Le chiffrement tient bon, mais ça ne sert à rien quand c'est l'utilisateur qui donne la clé.

Le vice-amiral Peter Reesink, directeur du MIVD, a de son côté rappelé que ces messageries ne devaient tout simplement pas être utilisées pour échanger des informations classifiées ou sensibles. Les hackers auraient déjà accédé à des données sensibles.

Comment savoir si vous êtes touché

Quelques signaux doivent vous alerter : un contact qui apparaît en double dans une conversation de groupe, ou un numéro connu qui affiche soudainement « compte supprimé ». La règle de base reste simple : ne jamais communiquer un code de vérification, même si la demande semble venir du support officiel. Et pensez à faire un tour dans les paramètres de Signal ou WhatsApp pour vérifier la liste des appareils liés à votre compte.

C'est couillon parce que ce type d'attaque n'a rien de sophistiqué, et c'est bien ça le problème. Pas besoin de casser le chiffrement quand il suffit de demander poliment le code à la personne en face.

C'est du social engineering, ça marche depuis des années, et ça continuera de marcher parce qu'on a quand même tendance à faire confiance à un message qui a l'air officiel (et c'est bien normal).

Le fait que des fonctionnaires gouvernementaux soient tombés dans le piège en dit long sur le niveau de sophistication requis : aucun. Mais bon, il serait peut-être bon de former un peu plus les gens qui manipulent des données sensibles à ce genre de risques.

Source : Reuters

Un moddeur fait tourner GTA 5 en ray tracing sur une PS5 sous Linux

Par : Korben
9 mars 2026 à 11:18

Andy Nguyen, chercheur en sécurité informatique, a réussi à installer Linux sur une PlayStation 5 et à faire tourner GTA 5 Enhanced Edition en 1440p à 60 images par seconde, ray tracing activé. La console se transforme alors en une sorte de « Steam Machine ». Mais l'exploit ne fonctionne que sur les toutes premières PS5, celles qui n'ont jamais été mises à jour depuis leur achat.

GTA 5 Enhanced en 1440p à 60 FPS

Le résultat est assez bluffant. Andy Nguyen, connu sous le pseudo theflow0, a partagé une vidéo montrant GTA 5 Enhanced Edition qui tourne à 60 images par seconde en 1440p avec le ray tracing activé, le tout sur une PS5 standard, pas la Pro. Le processeur tourne à 3,2 GHz et le GPU à 2,0 GHz, des fréquences volontairement bridées parce que la console commence à surchauffer au-delà. En théorie, le CPU pourrait monter à 3,5 GHz et le GPU à 2,23 GHz, mais le système de refroidissement ne suit pas. La sortie vidéo 4K en HDMI fonctionne, le son aussi, et tous les ports USB sont opérationnels. Pour les pilotes graphiques, Nguyen a travaillé avec le projet open source Mesa pour ajouter le support du GPU de la PS5.

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Un exploit réservé aux premières PS5

Pour faire tourner Linux sur la console, il faut passer par un exploit appelé Byepervisor, développé par la communauté PS5Dev. Ce hack contourne l'hyperviseur de Sony, la couche de sécurité qui empêche l'exécution de code non autorisé sur la console. Sauf que l'exploit ne marche que sur les firmwares 1.xx à 2.xx, les tout premiers sortis au lancement de la console fin 2020. Si vous avez connecté votre PS5 à Internet ne serait-ce qu'une fois, il y a de grandes chances que le firmware ait été mis à jour automatiquement. On parle donc clairement de consoles qui n'ont pas bougé de leur boîte depuis plus de cinq ans.

La PS5 transformée en Steam Machine

Nguyen a promis de publier les instructions « avant la sortie de GTA 6 ». Le projet transforme la PS5 en ce qu'il appelle une « Steam Machine », un clin d'œil aux consoles de Valve qui avaient tenté de combiner PC et salon en 2015. Et il y a un argument qui tient la route : avec le prix actuel de la RAM, une PS5 d'occasion toujours équipée de l'ancien firmware pourrait coûter moins cher qu'un PC à performances équivalentes pour jouer sous Linux. Mais bon, encore faut-il trouver une PS5 qui n'a jamais vu la couleur d'une mise à jour, et ce n'est pas exactement le genre de chose qu'on déniche facilement. Si vous en avez une qui traîne, il y a peut-être moyen de vous faire un peu de sous avec !

Quoi qu'il en soit, c'est du beau boulot. On est là sur de l'ingénierie de haut vol, même si on est hélas quand même loin de la bidouille grand public.

Source : XDA Developers

À partir d’avant-hierFlux principal

Europe’s ManoMano Hit: 38M Customer Records Compromised in Vendor Breach

27 février 2026 à 08:14

ManoMano is notifying 38 million customers after a third-party customer service breach exposed personal data, highlighting growing supply chain security risks.

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ChatGPT Criminals: AI Scams Target Dating and Legal Impersonators

26 février 2026 à 17:35

OpenAI says scammers are using ChatGPT to commit romance scams and impersonate law firms. Learn the fastest verification steps to avoid AI-assisted fraud.

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TPMS - Vos pneus balancent votre position en clair

Par : Korben
27 février 2026 à 13:55

Gaël Musquet, mon copain hacker, me parlait déjà de tracking TPMS en 2020. Du coup, quand je vois des chercheurs publier un document de recherche en 2026 pour "découvrir" qu'on peut pister une voiture via ses capteurs de pneus, bon, comment dire... je suis pas tombé de ma chaise.

Mais faut reconnaître que l'étude en question va quand même plus loin qu'une discussion entre 2 stands au FIC. En effet, une équipe d'IMDEA Networks et d'armasuisse (le labo de défense suisse, rien que ça) a posé 5 récepteurs SDR dans une ville pendant 10 semaines. Coût du matos, environ 100 dollars par capteur, qui est en gros un Raspberry Pi 4 avec un dongle RTL-SDR à 25 balles. Et grâce à cela, ils ont capté plus de 6 MILLIONS de messages, provenant de plus de 20 000 véhicules !

un Raspberry Pi 4 avec un dongle RTL-SDR - Source

Car oui, vous ne le savez peut-être pas, mais les capteurs de pression des pneus (TPMS pour les intimes) émettent régulièrement dès que le véhicule roule, sur 433 MHz en Europe. Et ces signaux contiennent un identifiant unique... qui bien sûr est en clair ^^. Pas de chiffrement, pas d'authentification, QUE DALLE. Donc avec un logiciel open source comme rtl_433 , ça devient vite facile de capter tout ça à plusieurs dizaines de mètres à la ronde.

En croisant les identifiants captés par plusieurs récepteurs, les chercheurs ont pu reconstituer les trajets des véhicules, identifier leurs horaires de travail, détecter les jours de télétravail et même estimer les variations de charge du véhicule (et potentiellement déduire la présence de passagers, même si c'est encore approximatif). Le tout sans caméra, sans GPS, et sans accès au réseau du véhicule !

Il suffirait de trouver l'identifiant d'une voiture précise pour déclencher par exemple automatiquement un lâcher de confettis en papier parfaitement inoffensifs à son passage, si vous voyez ce que je veux dire.

Alors attention, tous les véhicules ne sont pas logés à la même enseigne. Les TPMS dits "directs" (dTPMS), qu'on trouve souvent chez Toyota, Peugeot, Citroën, Hyundai ou Mercedes, émettent ces fameux signaux radio captables. Alors que les systèmes "indirects" (iTPMS), utilisés par la plupart des modèles Volkswagen, Audi ou Skoda, se basent sur les capteurs ABS et n'émettent rien par radio. Bref, si vous roulez en Golf de base, y'a de bonnes chances que vous soyez tranquilles sur ce coup-là même si certaines versions sportives ou haut de gamme (Golf R, GTI selon les marchés) peuvent embarquer du dTPMS.

Et le pire dans tout ça c'est que la réglementation UN R155 sur la cybersécurité automobile n'impose pas explicitement le chiffrement des TPMS. En gros, les constructeurs ne sont pas forcés de sécuriser ces transmissions. Pirelli et Bosch bossent bien sur un "Cyber Tyre" en Bluetooth Low Energy, mais c'est réservé au haut de gamme et c'est pas demain que ça arrivera sur votre Clio.

Donc côté protection, soyons honnêtes, y'a pas grand-chose à faire côté utilisateur. Vous ne pouvez pas désactiver vos TPMS (c'est obligatoire depuis 2014 pour les voitures neuves en Europe), et les capteurs ne proposent aucune option de chiffrement. Sauf si vous roulez en véhicule vintage d'avant 2014, c'est open bar. Une des parades serait que les constructeurs implémentent un système de rotation d'identifiants, un peu comme le fait déjà le Bluetooth avec les adresses MAC aléatoires, mais pour l'instant on en est loin.

Pour ceux qui veulent creuser le sujet, j'avais fait une rencontre avec Gaël Musquet il y a quelques années, où il expliquait déjà comment reprendre le contrôle de nos véhicules connectés. Et si vous voulez comprendre comment on hacke une voiture de manière plus générale, c'est un rabbit hole sans fond !

Bref, la prochaine fois que vous gonflez vos pneus... dites-leur bonjour de ma part.

Source

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